Afrique: « Huawei est un acteur engagé sur le continent dans la lutte contre la fracture numérique et pour l'accès à l'éducation de qualité pour tous »

interview

Loïse Tamalgo est actuellement le Vice-Président en charge des relations publiques de la Région Huawei Northern Africa, Afrique Sub Saharienne. Il a rejoint Huawei en 2007 et a participé aux différentes évolutions de la société en Afrique.

M. le Vice-président, dans un contexte de crise sanitaire qui secoue le monde depuis plusieurs mois, on a également vu Huawei au côté des gouvernements dans la lutte contre la pandémie, avec notamment la remise de divers équipements. Qu'est-ce qui vous a motivé ?

Il est important que le secteur privé puisse accompagner les acteurs du secteur public pour répondre à cette crise mondiale. Grâce à notre savoir-faire, nous avons su proposer des solutions préventives pour gérer la fluidité de notre réseau. En Afrique, comme à l'international, nous assurerons la continuité de nos services et accompagnons nos clients, les gouvernements et nos partenaires afin qu'ils disposent d'outils technologiques fiables et performants pour faire face à cette sortie de crise. C'est par un partenariat audacieux et novateur entre les autorités publiques, le secteur privé et la société civile, qu'ensemble nous viendrons à bout de cette pandémie. Enfin, cette crise doit nous rappeler l'essence même de notre ADN et notre raison d'être : la mise en commun de nos forces. En ces temps contrariés, nous devons jouer la carte de la solidarité pour dépasser l'adversité. Des valeurs fondamentales de notre entreprise.

Face au constat des changements d'habitudes, avec la fermeture des campus scolaires et universitaires, Huawei a pris certaines initiatives, comme l'enseignement à distance. Quel a été son impact en Afrique ?

Les universités et les écoles n'ont pas renoncé à leurs missions pour cause de pandémie. Elles se sont, au contraire, efforcées de poursuivre les activités d'enseignement et de recherche en Afrique. Huawei en tant qu'acteur engagé sur le continent dans la lutte contre la fracture numérique et pour l'accès à une éducation de qualité pour tous a pris des initiatives majeures pour atténuer l'impact immédiat de la crise sur l'enseignement. Avec l'important appui de notre partenaire, L'UNESCO, la Coalition mondiale pour l'éducation a été créée, dans laquelle les organisations internationales, la société civile et les entreprises sont engagées pour garantir que l'apprentissage ne soit pas interrompu #LearningNeverStops. Étant membre de la Coalition, Huawei s'est engagé à proposer les avantages de la technologie au plus grand grâce au programme TECH4ALL, une initiative d'inclusion numérique à long terme afin d'utiliser la technologie pour le bien commun.

Pour vous donner quelques chiffres : un total de 5 millions de dollars US sera fourni au Huawei ICT Academy Development Incentive Fund (ADIF) aux écoles partenaires pour des activités telles que des cours, des formations et des expériences en ligne. En effet, plus de 130 ressources MOOC (sur l'IA), les données de grande taille, la 5G et l'Internet des objets (IoT), plus de 100 formations en ligne dispensées d'avril à décembre et plus de 1 500 enseignants devraient être formés. Nous pouvons dire qu'à partir de cette expérience, dans des conditions imposées et uniques, les enseignants considèrent aujourd'hui que les cours méritent d'être développées.

Votre firme a plusieurs projets en direction des jeunes (Huawei ICT Academy, Learn On, Seeds for the Future... Pourquoi cette focalisation sur l'éducation et la formation des jeunes au numérique ?

Nous pensons qu'investir dans l'éducation, c'est investir dans l'avenir. Pour contribuer à la formation d'un personnel qualifié, connecté et encourager l'émulation naissant de l'inter connectivité, Huawei a lancé ses programmes dédiés aux jeunes. Ils s'inscrivent dans une conviction portée par le Groupe : miser sur le capital humain et sur la collaboration sont vecteurs d'innovation et de succès. Le rôle des TICs, dans leur capacité structurante au regard de nos manières de communiquer, d'apprendre et de renforcer l'inclusion, est central. En favorisant l'accès universel à l'éducation, les nouvelles technologies deviennent une condition sine qua non pour le développer ce capital humain et transformer la société.

Au moment où le monde entier pense déjà à juguler les effets de la pandémie du Covid-19, notamment sur le plan économique, que propose le géant de la fourniture d'infrastructures et d'appareils intelligents dans le domaine des technologies de l'information et des communications pour sortir de la crise ?

La mise en œuvre du télétravail nécessite un accompagnement et un apprentissage pour tous. L'entreprise met à disposition des entreprises, des partenaires et des clients des plateformes dédiées. Des plateformes telles que Huawei Cloud WeLink ou la technologie Wireless fix access qui permettra d'améliorer la couverture des services universels à large bande pour répondre aux exigences de l'éducation en ligne et du télétravail en accélérant le déploiement et l'investissement du haut débit national, notamment pour le déploiement de la fibre. Cette pandémie s'inscrit dans un temps long et le rebond économique passera par les TICs. Ce que nous avons mis en place maintenant, servira pour l'après et l'essentiel est d'avoir le choix dans les solutions proposées.

En quoi votre domaine de prédilection serait-il un atout dans la reconstruction des économies Postcovid-19 en Afrique ?

Cette crise va permettre à l'Afrique d'accélérer sa transformation digitale. En tant que partenaire du continent, nous serons là pour accompagner les populations dans cette transformation. Elle aura un impact durable sur la façon dont les entreprises et les administrations s'organisent. Ce mode d'organisation du travail transforme les repères individuels et collectifs, réinterroge les critères de l'efficacité au travail et de manière plus globale, nos modes de management. La mise en œuvre du télétravail nécessite un accompagnement et un apprentissage pour tous.

Nous nous efforçons également d'améliorer la couverture des services universels à large bande pour répondre aux exigences de l'éducation en ligne et du télétravail en accélérant le déploiement et l'investissement du haut débit national, notamment pour le déploiement de la fibre. Nous sommes conscients que la pandémie demande une accélération de la numérisation des services pour des secteurs stratégiques.

Dans le secteur de la santé : nous avons notamment collaboré avec le département de la santé marocain pour l'accès à une plateforme d'Intelligence Artificielle, afin d'accélérer (3x plus rapide qu'actuellement) la phase de diagnostic des malades tout en respectant les données personnelles (Huawei Cloud). Le Gabon est le 2e pays africain qui bénéficie de la solution, mis en place en avril dernier.

Dans le secteur de l'éducation : l'approche pédagogique va évoluer, ce qui va installer un équilibre entre les cours en classe et ceux donnés à distance. Il est temps de mettre en place des pédagogies où la bonne utilisation du numérique profite aussi bien aux élèves qu'à leurs professeurs. Et enfin dans le secteur des transports : la digitalisation des moyens de transport va permettre d'éviter plusieurs problèmes en cas de crise comme la protection et le contrôle des passagers dans les aéroports ainsi que le déploiement de solutions rapides et efficaces en cas de contagion.

Quelle est la valeur ajoutée de Huawei par rapport aux autres ?

Je peux dire que ce qui fait véritablement la différence chez Huawei c'est nous sommes une entreprise innovante qui investit 10% de son CA global à la R&D chaque année, soit 14,8 milliards de dollars en 2018. En effet, Huawei s'est doté d'une nouvelle philosophie stratégique qui vise à bâtir un monde interconnecté en développant la connectivité et en renforçant la puissance de calcul. Apporter ces deux éléments à nos utilisateurs constitue la base de notre nouvelle stratégie et justifie nos investissements massifs dans l'innovation.

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