Sénégal: Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la sante et de l'action sociale - «Ne dormons pas sur nos lauriers»

23 Juillet 2020

En tournée sur les lieux de vente des moutons pour sensibiliser les vendeurs, le ministre de la Santé et de l'Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr n'a pas manqué l'occasion de revenir sur la concentration des cas dans la capitale qui est l'épicentre de la pandémie avec plus de 6000 cas.

Selon Diouf Saar, il n'y a pas de santé humaine cloisonnée et de santé animale cloisonnée. «Beaucoup de maladies qui sont des épidémies que nous combattons au niveau santé strictement humaine, dès fois, ont leur origine au niveau de l'animal. C'est pourquoi on parle de zoonose», a expliqué le patron du ministère de la santé.

Et de poursuivre : «depuis le 2 mars, nous sommes en train de nous battre pour éliminer cette Covid-19. Il faut reconnaitre que sur plus de 8 mille cas que nous avons actuellement, plus de 6 mille sont dans la région de Dakar qui, incontestablement, est l'épicentre de la pandémie».

Non sans préciser que «dans les 75% des cas, qui sont dans la région de Dakar, il faut reconnaitre qu'une autre évidence, c'est que plus de 56% de ces cas se trouvent dans le département de Dakar. C'est-à-dire dans les communes de Dakar».

D'après le ministre, c'est à la capitale de se lever pour apporter une réponse communautaire efficace afin d'endiguer la propagation de la maladie.

Il est pertinent de rappeler que non seulement la capitale héberge la plus grande partie des cas de contaminations mais également de décès, de formes graves et ainsi de cas issus de la transmission communautaire. «Il s'agit donc d'une responsabilité communautaire et individuelle de chaque dakarois.

Ce que nous demandons à chaque dakarois est simple, mais engage une responsabilité citoyenne et individuelle», a déclaré M. Sarr.

Et d'ajouter : «on demande à chaque dakarois de manière permanente de porter le masque. Il ne faut pas que nous dormions sur nos lauriers. La maladie existe belle et bien. Et si certains continuent à nier son existence, c'est parce qu'ils ne sont pas touchés ou l'un de leur proche n'a pas été touché», ajoute-t-il.

Plus de: Sud Quotidien

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