Sénégal: Sedhiou - Dégats des eaux de ruissellement - Habitations et cimetières menacés

25 Juillet 2020

La région de Sédhiou souffre d'un déficit criard d'infrastructures d'évacuation des eaux de pluie. Même si la ville chef-lieu de région jouit d'une position versante sur les zones de bas-fond, les ruissellements entrainent des inondations et des ravinements monstres notamment dans les cimetières de Julescounda.

L'entreprise Eiffage et l'office national d'assainissement (ONAS) y ont réalisé des linéaires de canalisation mais l'immensité du besoin inhibe les efforts jusqu'ici consentis. A Goudomp tout comme à Bounkiling, l'urgence est signalée face à la poussée de l'urbanisation.

De par sa position géographique versante à partir Santossou I vers les zones de bas fond, la ville de Sédhiou ne souffre pas assez de problèmes de stagnation des eaux de pluie, mais dans leur course effrénée, ces eaux de ruissellement se frayent le passage jusque dans des maisons. Certes, les travaux de construction de la voirie ont quelque peu amélioré le système d'évacuation mais le besoin reste plus que jamais actuel et pressant.

L'année dernière, le chef du service régional de l'assainissement avait fait savoir qu'un «linéaire de 4.740 mètres était réalisé par l'entreprise Eiffage en charge de la construction des routes et l'ONAS pour un linéaire de 3.750 mètres». Ce qui est manifestement assez infime comparativement à la superficie de la commune, chef-lieu de région.

Par ailleurs, ces travaux n'ont concerné que les grands axes routiers. Par endroit, les travaux de construction de la voirie ont dévié le circuit habituel d'évacuation naturelle des eaux qui envahissent des maisons à chaque fois que Sédhiou reçoit une forte quantité d'eau. C'est le cas au quartier Moricounda sur la façade Nord de la mosquée.

Les familles Dramé, Dembelé, Diatta et Baldé continuent de patauger. L'an dernier, ils ont perdu beaucoup de biens suite à la stagnation de l'eau dans leurs chambres à coucher. Scénario analogue, cette saison car, la famille Dramé a constaté impuissamment la chute de son mur de clôture et leurs voisins la furie de l'eau qui a pris possession de leur habitation. La semaine dernière, un jeune tailleur du nom de Abdoulaye Sonko avait élevé la voix sur une radio de la place pour décrier un tel état de détresse permanente à chaque fois que le ciel ouvre ses vannes. Sur certains axes routiers, l'absence de canalisation apparente comme sur l'emprise de l'ex-Sonadis et sur les versants des pavés de Mansacounda, laisse copieusement passer le sable et les déchets solides et liquides sur les carreaux.

Au quartier Santossou II et Julescounda traversés par la route qui mène à Bambaly, les lenteurs des travaux de construction des canaux d'évacuation entrainent des préjudices énormes chez les populations riveraines des ouvrages. Ce sont ces mêmes eaux qui dégringolent pour se frayer le passage dans le cimetière de Julescounda laissant derrière un décor pitoyablement indescriptible. Sans le département de Goudomp tout comme dans le Bounkiling, des problèmes d'assainissement se posent avec acuité et requièrent des programmes spéciaux axés sur l'assainissement afin d'abréger le calvaire des populations.

Plus de: Sud Quotidien

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