Burkina Faso: Election présidentielle de 2020 - Zéphirin Diabré en marche pour Kosyam

Roch Marc Christian Kaboré entouré de son équipe
26 Juillet 2020

L'Union pour le progrès et le changement (UPC) a organisé, le samedi 25 juillet 2020 à Ouagadougou, son 2e congrès extraordinaire consacré à la désignation et à l'investiture de son candidat, Zéphirin Diabré, à l'élection présidentielle du 22 novembre 2020.

«Un nouveau départ en toute sécurité ». C'est le contrat que Zéphirin Diabré veut signer avec les Burkinabè pour le porter à la tête de l'Etat au soir du 22 novembre 2020. Le candidat malheureux de 2015 (arrivé 2e après Roch Marc Christian Kaboré) a été désigné et investi candidat à la magistrature suprême, le samedi 25 juillet 2020, à Ouagadougou, par son parti, l'Union pour le progrès et le changement (UPC) au terme d'un congrès extraordinaire qui a réuni au Palais des sports de Ouaga 2000, des militants venus des 45 provinces. « Il y a de cela 5 ans, les Burkinabè ont commis la grave erreur » de confier leur destin au MPP, a déclaré Zéphirin Diabré pour qui, le bilan de la gestion du pays est une «déception totale ».

En effet, a-t-il dit, le nom du parti au pouvoir, renvoie au terrorisme, à l'insécurité, à la corruption, à la stigmatisation, aux crises sociales et professionnelles, à la politisation de l'administration ... « Plus que jamais, nous avons besoin d'un nouveau souffle, d'une nouvelle vision », a lancé le candidat qui dit incarner ce renouveau. Confiant en ses capacités d'être élu président du Faso, M. Diabré peut aussi compter sur le parti qui porte principalement sa candidature. Ainsi, a dit le vice-président et secrétaire général de l'UPC/Kadiogo, Nathanaël Ouédraogo, ce congrès est historique parce qu'il constitue le jour du grand départ de leur candidat vers Kosyam. « Il n'y a pas de doute au regard du tableau sombre de la gestion du MPP avec une corruption plus endémique que le coronavirus, 1/3 du territoire sous contrôle terroriste, un million de déplacés internes, une économie moribonde, une paupérisation grandissante, une fracture sociale et un effritement du tissu social », a-t-il soutenu. Les représentants des jeunes, des femmes et des anciens du parti également, ont rassuré leur «idole et géniteur politique » et « l'homme de la réconciliation », de la mobilisation sans faille de lui garantir une victoire éclatante au soir du 22 novembre.

Le soutien des libéraux et du CFOP

Zéphirin Diabré et son parti libéral (UPC), peuvent également compter sur des partis amis, mais aussi et surtout sur les libéraux d'Afrique et du monde. Pour le président du Réseau libéral africain et vice-président de l'international libéral, Gilbert Noël Ouédraogo, les libéraux souhaitent « vivement » voir un des leurs à la tête du Burkina Faso, laissant entrevoir une possible alliance entre l'éléphant (ADF/RDA) et le lion (UPC). « L'UPC est un baobab. Avec Zeph, fini la misère, les 5 ans de corruption ... », a ajouté le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo. Au nom de l'opposition politique (CFOP) et de la Coalition des forces démocratiques pour un vrai changement (CFDC qui soutient la candidature de M. Diabré), Jean-Hubert Bazié a foi au candidat. « Vous êtes un homme de conviction prouvée, de compétence reconnue, de cohérence affirmée, de courage évident, de renouveau. L'équation Zeph n'a pas d'inconnue, parce qu'elle est celle du changement. Nous allons nous battre ensemble », lui a-t-il promis. De même, les représentants et messages de Idrissa Seck du Sénégal, du RPM de la Mauritanie, du MODEM Lumana de Hama Hamadou et de l'AMEN AMINE de Hamidou Tchiana du Niger, de l'UFDG de Cellou Dalein Diallo de la Guinée et de l'URD de Soumaïla Cissé du Mali, lui ont affirmé leur soutien pour son élection.

Plus de: Sidwaya

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