Afrique: Allocution d'ouverture du Directeur général de l'OMS à l'occasion de la cérémonie de lancement du Fonds d'action contre la résistance aux antimicrobiens

Chers amis, chers collègues,

Bonjour, guten tag.

C'est un honneur pour moi d'être parmi vous aujourd'hui pour le lancement du Fonds d'action contre la résistance aux antimicrobiens.

Je voudrais remercier très chaleureusement tous ceux qui ont contribué à faire de cette idée une réalité : les entreprises et fondations du secteur pharmaceutique, la Fédération internationale de l'industrie du médicament, la Banque européenne d'investissement, le Wellcome Trust et, bien sûr, mes collègues de l'OMS.

Je tiens à vous exprimer toute ma gratitude pour avoir rendu cela possible.

La pandémie de COVID-19 a démontré sans équivoque les conséquences d'une insuffisance d'investissements dans la préparation et notamment ses répercussions dramatiques sur tous les secteurs.

Tout en poursuivant les efforts engagés pour combattre la pandémie, nous devons simultanément accélérer l'action menée pour enrayer la propagation de la résistance aux antimicrobiens.

La résistance aux antimicrobiens s'apparente à un tsunami qui menace d'effacer un siècle de progrès médicaux.

Un nombre inégalé de pays suit désormais l'évolution du phénomène et en rend compte à l'OMS.

Comme vous le savez, les données qu'ils communiquent montrent que la résistance aux médicaments essentiels contre les infections continue de se propager à une vitesse alarmante à l'échelle mondiale.

Le nombre de nouveaux antibiotiques en cours de développement est insuffisant et les investissements privés se réduisent sans que l'investissement public ne suffise à compenser pleinement cette évolution.

Le Fonds d'action contre la résistance aux antimicrobiens

jouera un rôle central pour inverser la tendance en renforçant et en accélérant la recherche-développement en matière d'antibiotiques au moyen d'investissements décisifs dans des sociétés de biotechnologie partout dans le monde.

Notre action doit être centrée à la fois sur les agents pathogènes prioritaires et sur les nouveaux traitements novateurs.

Je veux que l'OMS apporte tout son soutien à cette initiative de sorte que la santé publique, l'accessibilité et le bon usage soient au cœur du projet porté par le Fonds.

Aucun secteur ne peut relever ce défi seul. C'est pourquoi je salue la collaboration nouée avec l'industrie pharmaceutique, les banques de développement et les organisations philanthropiques.

On voit là un nouveau modèle de partenariat public-privé consistant à utiliser l'investissement privé pour agir face à des enjeux de santé publique mondiaux, sous l'orientation du secteur public.

Bien sûr, les partenariats public-privé existants, comme le Partenariat mondial pour la recherche-développement d'antibiotiques, conserveront toute leur importance pour trouver de nouveaux traitements antimicrobiens innovants.

L'OMS se réjouit de collaborer avec le Fonds d'action contre la résistance aux antimicrobiens et l'ensemble des parties prenantes afin d'accélérer la recherche-développement pour combattre cette crise de la santé publique.

Enfin, je voudrais dire que, face à la COVID-19 comme face à la résistance aux antimicrobiens, le meilleur choix qui s'offre à nous est d'œuvrer ensemble dans un esprit de solidarité mondiale.

Je vous remercie. Vielen Dank.

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