Burkina Faso: Réouverture annoncée des frontières aériennes/ Claudine Lougué - « Le confinement hôtel se fera aux frais du voyageur suspect »

29 Juillet 2020

Trois ministres étaient face aux Hommes de médias dans la soirée du 28 juillet 2020, dans la salle de presse du Service d'information du gouvernement (SIG). Ce sont Claudine Lougué, ministre de la Santé, Vincent Dabilgou, en charge des transports et Rémis Fulgance Djandjinou, en charge de la communication.

Cette rencontre, pour porter à la connaissance de la communauté burkinabè et des futurs voyageurs par voie aérienne, les différentes mesures prises afin de limiter la propagation de la maladie à coronavirus.

Le 1er août prochain à 00h00, les frontières aériennes du Burkina seront rouvertes. Ainsi en ont décidé les autorités politiques du Burkina Faso il y a de cela quelques jours.

Pour expliquer les tenants et les aboutissants d'une telle décision qui fait des sceptiques, les ministres en charge des questions sanitaires et des transports étaient en compagnie des Hommes de médias, le 28 juillet dernier.

Objectif : préciser les mesures prises pour éviter la propagation du Covid-19 en lien avec cette réouverture des aéroports.

De ces échanges, nous apprenons ceci de la part de la ministre de la Santé, Claudine Lougué : « Lorsque le voyageur a un test PCR négatif et une température supérieure ou égale à 38°, il sera isolé et confiné dans un établissement hôtelier jusqu'à l'arrivée du résultat qui ne saurait excéder 48 heures ».

Et de préciser : « Le confinement hôtel se fera aux frais du voyageur suspect » (voir encadré). Plus loin, elle indique que si le test est positif, le traitement de ce dernier est gratuit et ce, selon le protocole établi au Burkina.

« Tout voyageur doit être muni d'un PCR d'au plus 5 jours » ; avant d'ajouter que pour éviter le truquage de résultats des tests, il a été décidé, au niveau de la sous-région, de transmettre la liste des laboratoires et « le Burkina a transmis pour lui », a-t-elle précisé.

Et d'interpeller la communauté burkinabè : « L'OMS n'a pas encore déclaré la fin de la maladie à coronavirus. Il faut donc observer les gestes-barrières, car nous sommes à la croisée des chemins. Protégeons- nous ! ».

« Les avions seront remplis comme avant »

Cette réouverture des aéroports est de la responsabilité du ministre des Transports. Pour ce dernier, des structures supranationales ont donné des directives desquelles le Burkina s'est inspiré pour élaborer ses directives nationales afin de limiter la propagation du Covid-19.

Et d'annoncer ces mesures : « Dès le parking, les choses changerons avec le lavage des mains. Pas d'accès dans l'aéroport ni dans l'avion sans masque.

Les avions seront nettoyés après chaque voyage ». Ceux qui pensent que la distanciation physique sera de mise dans l'appareil, doivent comprendre que « les avions seront remplis comme avant ». Et pourquoi ?

« Parce qu'on s'est rendu compte qu'il y a un système de filtrage d'air dans les avions. Si un voyageur est dans l'avion et que ce filtre fonctionne normalement, il n'y aura pas de risques de contamination.

Nous sommes arrivés à ce consensus scientifique qui a été démontré par les constructeurs d'avions. Cela a été démontré aussi par l'OMS et l'IATA», a expliqué Vincent Dabilgou, ministre des Transports.

Quelques directives prises par le Burkina

« Les compagnies de voyage ne doivent pas embarquer des voyageurs qui n'ont pas les tests PCR et négatifs ou qui présentent des signes du Covid-19 ; la compagnie a l'obligation, durant le voyage, de diffuser des informations sur le Covid-19 ; Obligation de prise de température à l'arrivée des voyageurs ; la remise de la liste des voyageurs aux autorités compétentes ».

Quid des frontières terrestres ?

« Le président du Faso nous demande de nous remobiliser pour les frontières terrestres. Avec les cas importés, le voyage terrestre est bien différent du voyage aérien. Parce que les voyageurs sont nombreux et les frontières sont poreuses.

Mais nous sommes en train de travailler avec la ministre de la Santé pour cerner l'ensemble des frontières terrestres avec des dispositifs sanitaires qui, de notre point de vue, devraient normalement être installés.

En attendant, nous ne devons pas nous démobiliser. Car, si on arrive à transporter les gens avec le masque à l'échelle nationale, il serait donc plus aisé de le faire entre pays.

Nous avons eu une rencontre ce matin (NDLR : le 28 juillet 2020). Les transporteurs se sont remobilisés et se sont engagés sur trois points : le port obligatoire des masques, l'installation du dispositif de lavage des mains dans les gares et leur utilisation par les voyageurs ».

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