Congo-Kinshasa: Coopération bilatérale - La RDC et l'Ouganda ensemble pour promouvoir le tourisme

L'échange fructueux entre le ministre RD-congolais chargé du secteur, Yves Bunkulu, et le chargé d'affaires ougandais, Charles Kagiri, a permis de réaffirmer l'intérêt commun de redynamiser leurs activités touristiques respectives. Par ailleurs, une visite du patron du tourisme RD-congolais en Ouganda est à l'ordre du jour.

La revalorisation du tourisme reste un des piliers majeurs pour assurer la reprise économique en cette période de crise sanitaire. On le sait, un peu partout dans le monde, le secteur a enregistré une réelle perte de vitesse en raison de la propagation du virus dans le continent africain et des difficultés de se déplacer d'un pays à un autre ou même à l'intérieur d'un seul pays. Aujourd'hui, les deux pays limitrophes se sont engagés à faire revivre leurs secteurs touristiques respectifs. De la rencontre du mardi dernier, il y a eu d'abord une volonté manifeste des deux pays de tirer un meilleur profit de l'industrie du tourisme. Cela devrait passer nécessairement d'abord par la ratification des protocoles d'accord signés par les deux pays au niveau de leurs parlements respectifs. Sur ce point, le ministre Bunkulu a promis de saisir directement son homologue ougandais par le canal diplomatique pour accélérer le processus de ratification retardé à cause de la pandémie du coronavirus. Dans le secteur du tourisme, les deux pays partagent en commun une partie du parc des Virunga et du lac Albert.

Revaloriser le tourisme RD-congolais

En dehors des Virunga, la RDC compte huit autres parcs nationaux aujourd'hui de grande ampleur : Garamba, Kahuzi Biega, Lomami, Salonga, Maiko, Upemba, Kundulungu et le parc marin des Mangroves. Il y a aussi la fameuse réserve de faune à Okapi qui figure aussi sur la liste du patrimoine géré par l'Institut congolais de conservation de la nature. Si certains parcs datent de l'époque coloniale, il faut constater que le pays a connu la grande période du tourisme entre 1960 et 1972.

En effet, cette période est caractérisée par la création d'autres parcs nationaux. Dès lors, il a fallu attendre près de 20 ans pour la constitution des nouvelles aires protégées, dans les années 1990. Aujourd'hui, un débat voit le jour sur la nécessité de mettre en œuvre des nouvelles formes de gestion à instaurer dans ce secteur. Il est important de quitter la gestion classique qualifiée de « policière ». De même, des campagnes de sensibilisation s'imposent pour inculquer à la population le goût de l'aventure. Le Congolais peut être lui-même touriste dans son propre pays.

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