Sénégal: Saccage de la mairie de Keur Massar - Une organisation condamne et appelle à une formalisation de l'informel

Dakar — Le Cadre sectoriel permanent de concertation, un regroupement d'organisations professionnelles du secteur informel, disant condamner le saccage de la mairie de Keur Massar, à Dakar, des "actes de vandalisme" attribués à des "commerçants informels", plaide dans le même temps pour "la formalisation des activités informelles de tous les secteurs au Sénégal, conformément aux directives de l'OIT".

Dans un communiqué signé de son coordinateur national, le haut conseiller des collectivités territoriales Mamadou Diop Thioune, ce cadre de concertation dit condamner, au nom de ses membres, "les actes de vandalisme et de destruction volontaire" liés au "saccage de la mairie de Keur Massar", dans la banlieue dakaroise.

Une enquête a été ouverte à la suite du saccage de l'hôtel de ville de Keur Massar, survenu au cours d'une manifestation organisée par des marchands ambulants, qui se disent empêchés d'exercer leurs activités.

Les quotidiens annoncent dans leur édition de ce jeudi qu'une vingtaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête.

Les marchands dits ambulants sont fortement présents dans cette commune d'arrondissement où ils occupent de nombreuses rues piétonnes pour écouler leurs marchandises en profitant de la grande densité de la population de Keur Massar, où de nombreux habitants de la banlieue ont été recasés à la suite des inondations de 2005-2006.

Le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l'Aménagement des territoires, Oumar Guèye, s'est rendu sur le lieu de ces incidents pour constater les dégâts.

"Il y a eu agression d'un symbole de l'Etat", a-t-il déclaré, ajoutant : "Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte, et la loi va s'appliquer."

Le coordinateur national du Cadre sectoriel permanent de concertation pointe du doigt la responsabilité "d'acteurs commerçants informels" dans ce saccage, des actes qui ne peuvent rester impunis, selon Mamadou Diop Thioune. "Force doit rester à la loi", a-t-il soutenu.

"Soutenant l'action publique, la mairie et les populations, nous demandons la formalisation des activités informelles de tous les secteurs au Sénégal, conformément aux directives de l'OIT", l'Organisation internationale du travail, écrit M. Thioune.

Plus de: APS

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