Congo-Kinshasa: FSRDC - PRSMVE offre 23014 emplois temporaires au Nord-Kivu et en Ituri

Le FSRDC/Nord-Kivu, avec son : "Projet Réponse Sociale à la crise de la Maladie à Virus Ebola" en sigle PRSMVE a, dans moins de 7 mois, donné plus de 23.014 emplois temporaires aux personnes vulnérables dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri. Parmi eux, il y a 12.141 femmes. Ce projet du Fonds Social de la République démocratique du Congo a pour but de donner des emplois temporaires aux populations vulnérables afin de leur permettre de disposer des revenus nécessaires à leur autonomisation. Le FSRDC entend contribuer dans la mesure du possible à atténuer les effets de la crise socio-économique qui frappe de plein fouet ces populations longtemps meurtries par les violences armées chroniques et affectées par la pandémie du Virus Ebola à laquelle s'est ajoutée la Covid-19.

Dans un communiqué de presse publié le 27 juillet dernier, le FSRDC s'est fixé l'objectif de donner des emplois temporaires aux personnes vulnérables afin qu'elles disposent des revenus nécessaires à leur autonomisation. Ce projet, note le communiqué, connaît un franc succès dans sa mise en œuvre dans les deux provinces : le Nord-Kivu et l'Ituri. Selon les statistiques de la période allant du 18 février jusqu'au 12 juillet 2020, elles révèlent que 23.041 personnes dont 12.141 femmes ont obtenu des emplois temporaires avec le Fonds Social de la RDC, dans le cadre du projet PRSMVE.

Au Nord-Kivu, il faut retenir que 14.180 personnes ont bénéficié du travail dont 7.634 femmes. Tous sont repartis dans les villes de Goma avec 5.581 emplois, à Beni 314 emplois, à Butembo/Katwa 300 emplois et les cités de Lubero avec 3595 travailleurs, Musienene compte 2.565 emplois et Kalunguta 1.825 emplois.

Pour la province de l'Ituri, on compte 8.861 travailleurs dont 4.507 femmes. La ville de Bunia compte 3.026, les cités de Komanda 1935, Mambassa 1900 et Rwampara 2000 emplois.

Dans sa mission d'Agence de l'Etat congolais en charge de l'exécution des projets sociaux du Gouvernement, le Fonds Social de la RDC entend, par le biais de ce projet d'urgence, contribuer tant soit peu à atténuer les effets la crise socio-économique qui frappe de plein fouet cette population longtemps meurtrie par les violences armées chroniques et affectée par la pandémie du Virus à Ebola à laquelle s'est ajouté le Covid-19.

Au moment où la pandémie à Covid-19 semble arrêter le temps et paralyser l'activité économique dans le monde, le PRSMVE du FSRDC, offre une grande opportunité d'autonomisation pour de nombreux ménages et des personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté. Car, le revenu journalier du travail constitue pour les bénéficiaires une contribution indéniable pouvant soulager tant soit peu les ménages en cette période de la crise épidémiologique de Covid-19.

Les bénéficiaires ont 60 jours de travail par la méthode de la Haute Intensité de Main d'œuvre (HIMO), qui concerne les travaux d'assainissement (balayage, curage des caniveaux, aménagement des avenues, etc.). Les processus de recrutement se passent de manière rotative et progressive vers d'autres territoires. L'idéal pour le FSRDC, c'est de couvrir toutes les zones de santé touchées par la MVE. Il sied de noter que le projet PRSMVE revêt plusieurs casquettes des bénéfices sociaux entre autres, la lutte contre les maladies d'origine environnementale à travers l'assainissement, la lutte contre la pauvreté grâce aux revenus journaliers de 3$ payés à chaque employé par jour, payables après 15 jours de travail.

Mesures sanitaires au Chantier

En cette période de la crise sanitaire et même bien avant, le Fonds Social veille aux mesures de distanciation sociale et à l'observation des gestes barrières en distribuant à chaque candidat bénéficiaire les équipements de protection individuelle de travail (salopette, gants, bottes, cache-nez, gobelets). Le port de ces équipements demeure obligatoire au chantier, afin d'empêcher toute contamination ou propagation de la pandémie. Il y a lieu de signaler également que sur chaque site ou chantier, le dispositif de lavage des mains est mis en place, et les chefs de chantiers et chefs d'équipe ont la mission de veiller au strict respect des mesures barrières dans leurs chantiers respectifs notamment, la distanciation sociale, le prélèvement de la température de chaque bénéficiaire à son arrivée au chantier par le Chef d'Equipe, à l'aide d'un thermoflash, le lavage des mains, le port du masque... Et le Chef de chantier sensibilise chaque matin sur les gestes barrières pour contenir la propagation du Covid-19.

Un processus de recrutement impersonnel

Comme on peut le constater, le recrutement de ces candidats bénéficiaires tous- travaux (TT) suscite un engouement massif, surtout en ce temps/en cette période de crise épidémiologique, car le taux de vulnérabilité de la situation fait que tout le monde voudrait bien saisir l'occasion et être rémunéré.

Pour rester objectif et éviter toute discrimination, le FSRDC a mis en place un processus de recrutement des candidats «GRATUIT». Tout commence par la sensibilisation de la population avec un message bien précis sur le type de travail, la durée du contrat, les avantages dudit travail, le lieu d'enregistrement des candidats et l'heure.

Après l'étape d'enregistrement des candidats, intervient le tirage au sort de façon très transparent. Et chaque personne enregistrée vient tirer lui-même son propre sort. Après les tirages, les candidats signent un contrat de travail de 60 jours. La distribution des équipements de Protection Individuelle (EPI) de travail est précédée par les examens d'aptitude physique qui se font un jour avant le début des travaux.

Pour rappel, le premier financement d'une enveloppe de 3 millions USD de la Banque Mondiale à ce projet d'urgence qu'implémente le Fonds Social, a donné des emplois temporaires à plus de 12.000 personnes dans 9 zones de santé des provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri frappées par la Maladie à Virus Ebola. Plusieurs d'entre eux ont trouvé la porte d'autonomisation.

Plus de: La Prospérité

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