Madagascar: Facilité de crédit - Coup de pouce financier du FMI

L'agonie des entreprises réduit les recettes publiques et le nombre des contribuables au point de pousser l'État à solliciter les financements extérieurs pour couvrir ses besoins.

Appui au secteur productif attendu. Tandis que l'État se retrouve à court de moyens en termes de ressources propres internes, le Fonds Monétaire International ou FMI apporte son aide. D'après un spécialiste ayant contribué aux dossiers de demande de ce financement, « Le montant s'élève à 171,9 millions de dollars. Approuvé par le conseil d'Administration du FMI ou Fonds monétaire international, il s'agit du second décaissement au titre de la facilité de crédit rapide ou FCR. Il a fallu recourir à cet emprunt en cette période difficile face à un constat depuis le mois dernier, d'une insuffisance de moyens pour financer les besoins du pays ».

Les mesures dans la gestion de la crise sanitaire poussent l'économie à l'agonie. « Nous espérons que ce financement obtenu soit utilisé dans les secteurs prioritaires pour lequel il est octroyé. Il s'agit d'une bonne nouvelle et le secteur privé souhaite que les pouvoirs publics puissent maintenant penser au financement des prêts à taux bonifiés garantis par l'État au profit des entreprises, à la sécurisation du capital humain, à la préservation des emplois », affirme Thierry Rajaona, président du Groupement des Entreprises de Madagascar ou GEM.

Concertation

« Ce décaissement supplémentaire au titre de la FCR aidera à financer les dépenses de santé et un plan d'aide économique dans le cadre du plan national d'urgence du gouvernement pour lutter contre la pandémie », lit-on dans le communiqué officiel visible sur le site web du Fonds monétaire international.

La reprise au sommet du dialogue public-privé dans le contexte actuel de la crise sanitaire est attendue maintenant que le licenciement économique menace la pérennité des emplois et la situation sociale. « Les financements extérieurs ne doivent plus servir à combler des gaps budgétaires existants avant la crise liée à la pandémie. Il y a eu la situation d'avant-crise qui n'a plus rien à voir avec ce qui se passe dans le milieu économique en ce moment», rappelle Thierry Rajaona.

D'après un expert international en études économiques, « L'État n'indemnise pas les secteurs réquisitionnés et les entreprises stratégiques en difficulté. Or ce sont ces secteurs qui maintiennent actuellement la bonne santé socio-économique du pays ». Pour Thierry Rajaona, « Un espace de concertation pour atténuer les impacts socio-économiques de la crise est encore inexistant. Le secteur privé ne refuse cependant pas le dialogue et croit en la transparence dans la gestion des fonds ».

Pour le président du groupement des entrepreneurs malgaches ou Fivmpama, Andrianavalomanana Razafiarison, « L'État a besoin des entrepreneurs et des entreprises et vice-versa. Les structures de production paient l'impôt et si elles se meurent, l'Etat est amputé de ses ressources. Il est convenable de rester en considération mutuelle». Dans son communiqué relatif au financement décaissé, le FMI prend en compte le problème existant actuellement en reconnaissant que « la situation fiscale a été gravement affectée par des pertes de recettes supplémentaires ».

Plus de: L'Express de Madagascar

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