Congo-Brazzaville: Présidentielle 2021 - Paulin Makaya réitère la proposition d'organiser un dialogue national avant le scrutin

A la faveur d'une conférence organisée le 30 juillet à Brazzaville, Paulin Makaya, a fait l'état des lieux de la situation globale du Congo, tout en réitérant sa proposition aux pouvoirs publics d'organiser un dialogue national inclusive avant l'élection présidentielle de 2021.

Le président du parti Unis pour le Cong (UPC), émargeant à l'opposition, a déclaré : « Le dialogue s'impose et signifie compromis et non compromission. Il symbolise la justice et le consensus national. Il faut assainir la gouvernance électorale. Mais est-ce qu'à sept mois de l'élection présidentielle, on pourrait organiser un scrutin libre, apaisé, transparente et démocratique ? D'où je réitére la proposition de convoquer un dialogue national ».

Le Congo, a-t-il poursuivi, aura bientôt 60 ans d'âge le 15 août prochain, date de son indépendance, et c'es l'occasion pour le chef de l'Etat , a-t-il souhaité, d'amnistier les personnalités politiques qui sont en prison. Le président de l'UPC a également abordé la question de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Selon lui, la Ceni doit être bien revue dans son organisation et sa composition afin d'éviter de retomber dans les erreurs du passé.

Parlant de l'enseignement, Paulin Makaya a laissé entendre que l'école connaît plusieurs difficultés structurelles et conjoncturelles. « L'école ne forme plus. Elle est corrompue, médiocre non compétitive. Elle manque d'enseignants qualifiés. », a-t-il indiqué.

Quant à la justice, miroir d'un pays, elle est, selon lui, aux ordres des pouvoirs publics et sans éthique. Au plan économique, a-t-il souligné, le Congo fait figure de mauvais élève dans la lutte contre la corruption qui constitue un frein au développement.

Au plan social, le chômage des jeunes a gagné le terrain avec un taux évalué environ 80%. « Dans un pays où les secteurs formels et informels sont quasiment verrouillés, la jeunesse est abandonnée à son triste sort. On constate, par exemple, que la promesse de créer 40.000 emplois faite depuis 2011 par le président de la République, ainsi que l'intégration de 2000 enseignants à la Fonction publique déclarée l'année dernière sont restées lettres mortes », a-t-il conclu.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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