Congo-Kinshasa: Mettre fin aux conflits intercommunautaires pour stabiliser le pays

La 42 ème réunion du Conseil des ministres, tenue le 31 juillet 2020, est revenue sur le sujet. Dans la province du Tanganyika, le conflit oppose les Peuples autochtones pygmées aux Bantous. Au Sud-Kivu, les Banyamulenge résistent tant bien que mal aux assauts des Babembe.

En Ituri, les Lendu paraissent loin d'accorder les violons avec les Hemas. Ces conflits intercommunautaires datent de longtemps, avec leur cortège de pertes en vies humaines et de dégâts matériels.

Outre les cas emblématiques précités, il serait imprudent d'ignorer les conflits de moindre ampleur survenant essentiellement autour de la gestion foncière. Fort circonscrits, ces derniers ont la particularité de surgir souvent en période de préparation de la campagne agricole.

Heureusement qu'ils trouvent vite le dénouement grâce à l'action combinée de l'administration locale et des autorités coutumières.Le cas du Tanganyika, du Sud-Kivu et de l'Ituri est préoccupant. Car il est récurrent, cyclique et meurtrier. D'après les analystes, il existe des mains noires qui manipulent les populations, les engageant à s'entretuer en vue de posséder ou d'acquérir «la terre». Les villageois seraient ainsi instrumentalisés par cynisme politicien.

Face au piège des conflits intercommunautaires à répétition, le gouvernement doit ouvrir l'œil. La tragédie des populations de la province du Maï-Ndombe, en 2018, est encore fraîche dans nos mémoires. À défaut d'une conférence nationale ayant pour objet d'examiner les récriminations des protagonistes, le gouvernement devrait favoriser la tenue des tables rondes locales. En s'impliquant dans la recherche du Vivre ensemble de ses populations, l'État offrirait un cadre légal aux revendications communautaires. Il garantirait ainsi la pérennisation des accords obtenus et, in fine, la stabilité de la République.

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