Zimbabwe: Réouverture de la Bourse après un mois d'arrêt

La Bourse du Zimbabwe rouvre ce lundi 3 août. Elle était fermée, depuis la fin du mois de juin, pour cause de spéculations présumées nuisibles à la devise nationale, le dollar zimbabwéen. Il a fallu attendre les conclusions d'une enquête menée sur ces présumées spéculations.

Les échanges reprennent sur la place financière de Harare, ce lundi, après plus d'un mois d'arrêt, mais certaines valeurs internationales restent interdites. C'est le cas de Old Mutual. Le géant britannique de l'assurance est en effet visé par une suspension prolongée.

L'unité de renseignement financier du pays d'Afrique australe lui reproche d'être à l'origine des spéculations qui ont fortement déstabilisé le dollar zimbabwéen. En cause, le « Old Mutual Implied Rate ».

Selon les enquêteurs, ce taux qui compare les valeurs de l'action Old Mutual à Londres et Harare, et qui permet ainsi d'estimer le taux de change entre le dollar zimbabwéen et les autres devises, a alimenté des pratiques frauduleuses sur les marchés parallèles, ce qui a conduit à une très forte dichotomie par rapport au marché officiel. Les conséquences se sont traduites, dans la vie quotidienne des Zimbabwéens, par la flambée des prix. Celui du pain a ainsi doublé et celui de l'essence triplé.

La réouverture de la Bourse de Harare ne met pas fin à la volatilité de la devise zimbabwéenne dont le comportement erratique est l'un des indicateurs importants de la grave crise économique que connaît le pays, depuis près de 20 ans.

Avant la fermeture de la Bourse, fin juin, le taux de change dollar américain par rapport à la devise locale, officiellement fixé à 57 dollars zimbabwéens, a dévissé jusqu'à 100, à cause des pratiques frauduleuses, selon le secrétaire à l'Information Nick Mangwana.

Plus de: RFI

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.