Congo-Kinshasa: [Marche dispersée à coup des gaz lacrymogènes] Kongo Central - Rolly Lelo Nzazi appelle au respect des lois de la République

Vendredi 31 juillet dernier, les militants du mouvement citoyen «Lutte pour le changement (Lucha)», accompagnés des élus nationaux et provinciaux, étaient dans la rue à Matadi, capitale provinciale du Kongo Central, pour exiger la démission du Gouverneur Atou Matubuana.

Quoique déterminés, les contestataires ont tout simplement été dispersés à coup des gaz lacrymogènes par les éléments de la police nationale. Face à cet acte "peu démocratique", l'Honorable Questeur adjoint du Sénat, Rolly Lelo Nzazi, au cours d'une interview qu'il a accordée aux fins limiers de La Prospérité, a haussé le ton pour rappeler les lois de la République en cette matière. «La marche est un droit constitutionnel. Elle doit se faire et être encadrée dans le respect des lois de la République. La violence physique contre les élus et paisibles citoyens est intolérable. Il nous appartient donc pas de galvauder les acquis de notre démocratie», rappelle-t-il avec un air très contrarié.

A en croire le Questeur adjoint du Sénat et Responsable de la Fondation qui porte son nom, la liberté de manifester est garantie par la Constitution. Pour lui, les droits des manifestations publiques sont parmi les droits civiques et politiques garantis par les articles compris entre 11 et 33 de la Constitution de la RDC. Et donc, la réprimée brutalement est une faute grave au regard des dispositions légales pré rappelées. L'occasion faisant le larron, Rolly Lelo Nzazi appelle les autorités de la province du Kongo Central à privilégier, avant tout, l'intérêt supérieur de tous les fils et filles du Kongo Central, en lieu et en place des intérêts égoïstes qui mettent en péril le développement ou l'éclosion de sa chère province qui se meurt à petit feu à cause des intérêts partisans.

Partis de la place "Les Copains" à Mvuadu dans la commune de Matadi, la marche d'un groupe de Députés nationaux et provinciaux du Kongo Central pour exiger le départ du Gouverneur Atou Matubuana, a été dispersée par la police à coup de gaz lacrymogènes au niveau de A 15 après seulement environ 20 minutes. «La marche est partie de la place Les Copains, mais n'a pas atteint la destination qui est le gouvernorat. Les policiers déployés partout nous ont dispersés à coup de gaz lacrymogènes. Compte tenu de cela, il n'y avait pas moyen de continuer. Aussi, il y a eu un groupe de jeunes gens de l'obédience du gouverneur qui a jeté des projectiles sur les manifestants», a déclaré un manifestant. Les dispositifs sécuritaires étaient visibles sur les grandes artères et dans les carrefours de Matadi pour empêcher cette marche. En dépit de cette situation, les militants ne se découragent pas et se disent déterminés à poursuivre leur série d'actions jusqu'à obtenir la démission du gouverneur. Vendredi dernier, les activités commerciales ont été restées paralysées le long de l'itinéraire prévu pour la marche.

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