Congo-Kinshasa: EPST - Le SYECO exige la dissolution immédiate du SECOPE

Lors d'une manifestation organisée devant le siège du ministère de l'Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) dans la commune de la Gombe le jeudi 30 juillet 2020, le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) a exprimé son sentiment d'exaspération vis-à-vis du Service de Contrôle et de Paie des Enseignants (SECOPE). Il a, par conséquent, exigé la dissolution de celui-ci pour mégestion.

C'est avec des sifflets et des chants de détresse que ces professionnels de la craie blanche ont manifestement révélé leur désapprobation à l'égard de ce service de l'Etat qu'ils n'ont pas hésité de juger de magouilleur et budgétivore.

Pour la Secrétaire générale du SYECO, Mme Cécile Tshiyombo, le Directeur Chef de service du SECOPE doit démissionner, et que ce service devra en outre être réformé. A l'en croire, le SECOPE n'a fait qu'aggraver la situation déjà déplorable des enseignants nouvelles unités (N.U), alors que celui-ci était censé aider l'Etat congolais à payer les vrais nouvelles unités. « Le SECOPE a saboté le processus d'identification de ces enseignants en insérant plusieurs personnes ne faisant pas partie de ce service», a-t-elle indiqué.

Dans le même élan, la Secrétaire générale du SYECO a également dénoncé le détournement de l'enveloppe qu'avait donnée le Chef de l'Etat au mois de septembre 2019, pour l'amélioration des salaires des enseignants.

Accord de Bibwa, condition sine qua non

Au cours de cette manifestation, les enseignants n'ont juré que par l'application stricte de "l'accord de Bibwa" par le gouvernement avant la reprise effective des cours dans toutes les écoles publiques de la République Démocratique du Congo. Alors que le calendrier scolaire réaménagé prévoit la rentrée de classe pour les finalistes de l'enseignement primaire, secondaire et technique pour le lundi 3 août prochain.

En effet, cet accord de Bibwa prévoit notamment, l'identification biométriques des enseignants, la régularisation de la paie de N.U. après leur identification, le paiement du deuxième et troisième palier et la suppression des zones salariales.

Très tourmentés par la présence brusque des enseignants devant leurs bureaux pour manifester, les responsables du SECOPE ont rapidement convié les leaders du mouvement syndical à des pourparlers en vue de trouver nécessairement un terrain d'attente.

Il y a lieu de noter que le SECOPE a été créé dans le but de contrôler et maîtriser l'effectif des enseignants et non pour la mécanisation des enseignants.

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