Congo-Brazzaville: La préparation de la présidentielle de 2021 ne satisfait pas l'opposition

Il ne reste plus que sept mois au Congo-Brazzaville pour organiser l'élection présidentielle de 2021. Pour l'opposition, en terme de préparation, rien n'est fait pour que le scrutin à venir soit différent de celui de 2016 marqué par une vive contestation et des violences. Elle appelle donc à une concertation pour revoir la gouvernance électorale. Mais la démarche proposée est loin de convaincre le Parti congolais du travail (PCT) au pouvoir.

Toutes les plateformes de l'opposition ou presque sont unanimes au sujet de cette concertation pré-électorale. Le leader d'Unis pour le Congo (UPC), Paulin Makaya, pense que sans le dialogue et avec la Commission électorale actuelle, il est impossible de penser à une alternance en 2021.

« On ne peut pas aller à une élection (en 2021) dans les mêmes conditions que celles de 2016. Il faut que les Congolais s'asseyent pour revoir la gouvernance électorale. On ne peut pas céder. Ça c'est comme ça. La Commission nationale électorale indépendante actuelle (CNEI) est en porte-à-faux avec le peuple congolais », a déclaré M. Makaya.

Le PCT a déjà choisi son candidat pour le prochain scrutin, il s'agit bien sûr du président sortant Denis Sassou Nguesso. Cette formation, par la voix de son porte-parole Parfait Iloki, affirme que sa démarcation de l'opposition est claire et nette.

« Le dialogue dans notre pays est même érigé en mode de gestion. Toute une institution lui est même dédiée, il s'agit du Conseil consultatif du dialogue. Le bon sens veut qu'on fasse confiance à cette institution de la République. Quant à la gouvernance électorale, la CNEI est une commission paritaire où siègent tous les partis politiques les plus représentatifs du pays depuis la portion centrale de la CNEI jusqu'à la portion locale », a argué M. Iloki.

Selon la Constitution, la prochaine élection sera organisée au moins 30 jours avant la date du 16 avril 2021.

Cette date (16 avril 2021) marque la fin du mandat du président Sassou Nguesso, élu en 2016 au terme d'une élection fortement contestée. L'ancien chef d'état-major, le général Jean-Marie Michel Mokoko, qui n'a jamais reconnu sa victoire a été jugé et condamné en 2018 à vingt ans de prison pour atteinte à la sécurité intérieure de l'État. Il vient d'être évacué en Turquie pour des soins.

Plus de: RFI

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