Madagascar-FMI - D'autres négociations en vue

Poignée de main entre le ministre de l'Economie et des finances, Richard Randriamandrato, et le Chef de mission du FMI pour Madagascar, Charalambos Tsangarides, lors d'une mission de revue du programme FEC.

Ayant probablement présenté des dossiers solides, Madagascar et le Rwanda sont les deux premiers pays africains à avoir décroché un double décaissement de la Facilité de Crédit Rapide (FCR) en un temps record

« Les ressources supplémentaires au titre de la Facilité de Crédit Rapide aideront à répondre aux besoins de financement urgents pour atténuer l'impact de la pandémie, y compris les dépenses de santé et de protection sociale et à soutenir les plus vulnérables, ainsi qu'à catalyser des ressources supplémentaires des donateurs ». C'est ce qu'indique notamment le Conseil d'Administration du Fonds Monétaire International dans son communiqué relatif au décaissement supplémentaire de 171,9 millions de dollars en faveur de Madagascar pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Nécessaire

En somme, et comme l'atteste le FMI, Madagascar peut encore postuler à d'autres financements de la part d'autres bailleurs multilatéraux ou bilatéraux. Le FMI estime d'ailleurs que le recours à ces financements supplémentaires s'avère nécessaire. "Dans le contexte actuel d'incertitude élevée, un soutien supplémentaire pourrait être nécessaire pour alléger le poids de l'ajustement. La décision des autorités de demander à bénéficier de l'Initiative de suspension du service de la dette soutenue par le G-20 et le Club de Paris et l'utilisation des ressources ainsi débloquées pour financer les dépenses de santé et d'aide économique liées au Covid-19, sont les bienvenues », poursuit le FMI qui reconnaît visiblement la performance dont font preuve les autorités financières nationales dans la maîtrise de la viabilité de la dette publique.

En termes plus simples, le fait pour Madagascar de recourir à d'autres financement n'expose pas à un surendettement. « Le risque de surendettement public de Madagascar reste modéré, mais avec des perspectives soumises à de forts aléas. Cela souligne l'importance de préserver la viabilité budgétaire une fois la crise stabilisée. Les autorités restent déterminées, au-delà de leur réponse immédiate à la crise, à poursuivre les réformes nécessaires pour une croissance plus forte, plus inclusive et durable ».

Nouveau programme

En somme, d'autres négociations sont attendues. Sur ce point, d'ailleurs, le ministère de l'Economie et des finances prépare déjà les prochaines étapes des pourparlers, notamment avec le FMI. Le ministre de l'Economie et des finances, Richard Randriamandrato, va, dans les mois qui viennent, entamer les négociations pour un nouveau programme de 3 ans au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) avec le FMI. Et ce, en vue d'un décaissement vers la fin de cette année.

Des négociations qui ont toutes les chances d'aboutir sur des résultats positifs quand on sait la performance dont font preuve les autorités financières du gouvernement. Une performance qui s'est notamment manifestée par le fait que Madagascar et le Rwanda, ayant probablement présenté des dossiers solides, ont pu bénéficier de deux décaissements en seulement 4 mois. On rappelle en effet qu'en avril, Madagascar a déjà bénéficié de 166 millions de dollars au titre de la FCR. Les 171,9 millions de dollars décaissés vendredi dernier portent déjà le montant accordé par le FMI à 337,9 millions de dollars. Un montant qui n'est pas loin de ce qu'avait obtenu le précédent régime au cours de trois années de programme FEC avec le FMI.

Plus de: Midi Madagasikara

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