Cameroun: Ngaoundéré - Un sermon pour glorifier Allah

Quinze minutes de prières ont permis aux fidèles musulmans d'accomplir leur devoir dans les mosquées lors de la fête de la Tabaski, vendredi 31 juillet dernier à Ngaoundéré.

Pour la plupart des fidèles musulmans rencontrés vendredi dernier au début de la prière de 8 h, à la mosquée d'Alhadji Mohamadou Ousmanou Abbo (AMAO) au quartier Hauts plateaux, mieux vaut prier en communauté pendant quinze minutes que rien. La célébration de la fête de la Tabaski s'est déroulée dans le strict respect des mesures barrières prescrites par le gouvernement dans les différents lieux de prières de la ville. Comme pour ainsi témoigner leur adhésion à la décision appliquée par les autorités locales afin d'éviter la propagation de la Covid 19 au sein des communautés. Outre le port du masque de protection, le lavage des mains à l'eau coulante et au savon et le respect de la distanciation physique à l'intérieur des mosquées et sur leur esplanade, la prière dite à été brève et concise. « Contrairement à celle marquant la fin du jeûne de Ramadan pendant laquelle les croyants musulmans n'avaient pas pu prier ni au champ de prière, ni dans les différentes mosquées puisque la pandémie avait atteint le pic, cette fois les autorités ont toléré qu'il y ait de petits regroupements afin de nous permettre de nous acquitter de notre devoir qui est de rendre gloire à Allah en ce jour de fête. Nous sommes satisfaits de cette initiative », a confié Alhadji Awal du groupe AMAO.

Cependant, il est important de préciser que dans la ville de Ngaoundéré, au lieu de se rendre au champ de prière comme à l'accoutumée, les autorités locales ont opté pour la multiplication des sites de prière. Soit 50 mosquées au total identifiées dans la seule ville de Ngaoundéré. « Nous avons voulu éviter de regrouper un grand nombre de fidèles au même endroit. Avec cette méthode, il est plus aisé de s'assurer que tout fidèle musulman a respecté les mesures barrières dans les différentes mosquées », a confié le gouverneur de la région de l'Adamaoua, Kildadi Taguiéké Boukar. On pouvait également remarquer la présence des forces de maintien de l'ordre et d'une équipe des personnels de santé disséminée sur les différents sites de prières retenus. Compte tenu du laps temps de prières, les imans ont eu à faire recours aux sourates très courtes pour gagner en temps et permettre aux fidèles musulmans de se séparer rapidement. Des séances de prières qui se sont achevées par le rituel de l'immolation d'un mouton, un grand symbole de soumission d'Abraham à Allah.

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