Congo-Brazzaville: Postes et télécommunications - Le nouveau directeur général entend renforcer la règlementation du secteur

L'ingénieur en télécommunications, Alain Bernard Ewengue, a été nommé le 24 juillet dernier à la tête de la direction générale des Postes et Télécommunications. Le secteur étant dynamique, la règlementation doit s'adapter avec l'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché national, a estimé le promu dans un entretien avec Les Dépêches de Brazzaville.

Alain Bernard Ewengue a promis de mettre sa longue expérience de près de quarante ans dans ce milieu au service du développement de la poste congolaise et la télécom, y compris de la survie des opérateurs publics. « Nous sommes conscients de l'immensité de la tâche qui nous attend », a-t- il confié, en référence à la crise économique et sociale qui paralyse la Société des postes et de l'épargne du Congo (Sopéco) et la réforme de Congo télécom.

La direction générale dont il a la charge est née des cendres de l'administration des postes et télécommunications, qui est aussi l'ancêtre de l'Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE). Elle est chargée de la règlementation du secteur, du suivi règlementaire pour pouvoir permettre à l'ARPCE d'avoir les textes disponibles nécessaires à réguler le secteur. Son administration travaille en collaboration avec l'autorité de régulation en vue de formuler des propositions techniques à la tutelle pour des projets de loi ou de textes règlementaires adaptés à l'évolution technologique.

Mais l'image de ce secteur économique est un peu écorchée depuis ces dernières années, en raison surtout de l'état délétère des entreprises publiques qui détenaient autrefois le monopole du marché national. Dans la transformation de la poste, d'après Alain Bernard Ewengue, l'État a manqué un coche, celui de la séparation entre la Banque postale et la poste aux lettres. Le nouveau directeur général est favorable à une évolution de la législation dans ce domaine.

« Les autorités voulaient transformer les chèques postaux en une banque, ce qui ne favorise pas l'essor de la poste actuelle. C'est cette séparation entre service financier de la poste et la poste aux lettres qui a eu raison de la Sopéco. La Banque postale est gérée par le ministère des Finances et du Budget et la poste est restée sous la même tutelle. Cet aspect doit être pris en compte dans une réforme pour lui donner un service financier », a-t-il signifié lors de l'entretien le 30 juillet dernier.

En outre, il s'est montré rassurant sur la réforme en cours de la société Congo télécom. L'opérateur vient de passer d'un statut de société anonyme unipersonnelle à une Société anonyme avec un conseil d'administration. « Pour que Congo télécom survive dans la concurrence, il faut qu'il vende les deux produits : la voix et la data. Il faudra également relever le défi de la formation des cadres », a-t- il insisté.

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