Maroc: Le surf à l'ère du coronavirus

L'immensité de l'océan est effrayante tout comme le déchaînement de ses éléments. Mais l'océan c'est aussi un terrain de jeu à sensation. Et ça, les surfeurs l'ont bien compris. Mais nul besoin d'aller jusqu'à Nazaré, le dantesque sport portugais pour en profiter. Avec sa côte atlantique, longue de plusieurs centaines de kilomètres, le Maroc est un lieu de rêve pour surfer. Enfin avant que la crise sanitaire due au nouveau coronavirus ne prive les amoureux du tube de leur sport favori.

Pendant près de quatre mois, les surfeurs marocains, amateurs ou professionnels, n'ont eu d'autre choix que de regarder les vagues se fracasser au loin sans pouvoir s'y approcher. Maintenant, tout cela c'est du passé. Les nombreux clubs de surf du pays ont pu rouvrir leurs portes pour inculquer aux surfeurs en herbe comment chevaucher une mer aussi sublime que dangereuse. Sérieusement impliquée, la Fédération Royale marocaine de surf (FRMS) a mis tous les atouts de son côté pour que cette reprise se fasse dans des conditions sanitaires idoines.

Dans la région d'Agadir, où sont concentrées la majorité des écoles de surf du Royaume, les clubs ont reçu des consignes strictes et non négociables en termes de mesures préventives. Elles ne sont clairement pas de trop d'autant que le surf n'est pas uniquement un sport mais aussi un vecteur de dynamique sociale. Ce n'est donc pas une surprise si les acteurs ont eu du mal au début avec la distanciation sociale. Logique. Comment peut-on apprendre à une personne à se tenir sur une planche de surf sans l'approcher pour rectifier sa posture par exemple ? Néanmoins, les écoles de surf et leurs moniteurs se sont pliés aux consignes de la FRMS. Pour une reprise sans risque, la Fédération a normalement imposé, outre la distanciation sociale, de se changer chez soi ou dans un parking afin d'éviter les regroupements dans les clubs ou sur les plages. Autre consigne importante, ne surtout pas s'échanger le matériel.

Contrairement aux risques sur terre, dans l'eau, le risque de contamination est moindre. Mais les surfeurs devraient tout de même éviter de s'approcher des baigneurs. De toute manière, cela n'a jamais été leur intention. Car, généralement, ces mêmes baigneurs évitent de prendre le large, à la différence des surfeurs dont c'est le terrain de prédilection. Là où la mer leur offre leur joujou préféré, à savoir des tubes créateurs d'adrénaline et de bonheur. Un bonheur dont ils ont longtemps été privés. Aujourd'hui, il est certain qu'ils savourent plus que jamais.

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