Ile Maurice: Meurtre de Michaela Harte - Neuf ans après, l'enquête confiée à une nouvelle équipe

Parviendra-t-on enfin à découvrir ce qui s'est passé exactement dans la chambre d'hôtel où l'on a retrouvé le corps de l'Irlandaise Michaela Harte-McAreavy ? Neuf ans après les faits, le dossier sera de nouveau étudié par la police.

L'avocat des familles Harte et McAreavy, Dick Ng Sui Wa, soutient que l'enquête n'a jamais été close. «À présent, il y aura une nouvelle équipe qui sera constituée pour reprendre le dossier. Il faut donner une nouvelle orientation à cette enquête.» Ce dernier, qui ne siège plus sur l'Independent Police Complaints Commission depuis octobre dernier, peut ainsi reprendre ses activités. «Avant, je m'occupais des plaintes contre la police, qui n'arrive pas à faire le travail. Et comme dans le cas de John McAreavy, c'est un peu similaire avec la police, qui n'arrive pas à faire son travail, c'était un peu embarrassant. Mais depuis que j'ai démissionné, je peux reprendre mes activités avec John McAreavy.»

Dans l'édition de l'express d'hier, lundi 3 août, justement, l'ex-époux de Michaela Harte a déclaré qu'il fera tout pour que justice soit rendue à son épouse. «I will continue to fight for justice for Michaela until it is delivered», a-t-il déclaré. Cette enquête sera menée par une nouvelle équipe du Central Criminal Investigation Department sous la supervision du Deputy Commissionner of Police, Jangi.

On se souvient que le 10 janvier 2011, le corps sans vie de l'Irlandaise avait été retrouvé dans sa chambre d'hôtel. Cette dernière y séjournait avec son époux lors de leur lune de miel. Deux suspects avaient été arrêtés et traduits en cour d'assises, puis ont été libérés après avoir bénéficié d'un non-lieu.

Et depuis plus d'une semaine, John McAreavy - à coups de déclaration dans la presse britannique - montre du doigt le gouvernement mauricien à la suite de son partenariat de trois ans avec le club de football de Liverpool. Selon lui, le club champion d'Angleterre ne doit pas s'associer à un pays et un gouvernement qui «ne peuvent garantir la sécurité des touristes et qui ont un mépris total pour les victimes de meurtre».

Plus de: L'Express

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