Cameroun: Université de Yaoundé II - Le PR Minkoa She lance l'opération de lutte contre le plagiat académique

Au cours de la cérémonie de validation et d'adoption de la charte d'éthique et de déontologie, ce mardi 4 août 2020, dont la salle des Actes sert de cadre, le recteur de l'institution maintient le curseur contre le phénomène de "copier-coller".

"Nous sommes en train d'aller droit au mur", déclare le recteur de l'Université de Yaoundé ll, le professeur Adolphe Minkoa She, pendant son discours, le 4 août 2020, lors de la cérémonie de validation et d'adoption de la charte d'éthique et de déontologie de l'Université d'État dont il dirige. C'est en présence des vice-recteurs, du secrétaire général, des directeurs, de l'Ecole superieure des Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication ( Esstic), de l'Institut des Relations internationales du Cameroun (Iric), de l'Institut de Formation et de Recherche démographiques (Iford), du personnel enseignant et des présidents des étudiants.

"Ce n'est pas de gaieté de cœur que je le dis", poursuit le recteur. Il fait allusion aux candidats en recherches qui vont à la bibliothèque faire le "copier-coller" et obtiennent des titres de recherche doctorale et postdoctorale. Le recteur rappelle que ces candidats changent juste la première de couverture et les éléments de remerciements ou de dédicaces, le contenu des recherches au demeurant étant le même. Et parfois, "les enseignants dirigeant ces thèses sont complices", déclare - t- il.

*La charte en question* "Il ne s'agit pas d'une simple opération formelle", met en garde le recteur. Dans sa vision, c'est un "contrat social" qui doit désormais règlementer l'environnement académique de l'Université de Yaoundé ll. Il a à cœur que toute la communauté universitaire se l'approprie.

L'objectif étant " à s'employer à le traduire en actes". Des actes adossés dans le triptyque, "liberté - intégrité - responsabilité". La mise en musique de la charte est l'oeuvre du Pr Edmond Biloa.

Avant son adoption et sa validation, un travail en collaboration est fait avec les chefs d'établissements (Esstic, Iford et Iric), le personnel enseignant et les étudiants. En plus du plagiat, trois autres points sont évoqués dans la charte : le harcèlement, l'absentéisme au travail et la corruption. Le vin est tiré. Il faut le boire.

Plus de: Camer.be

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.