Afrique Centrale: Les États peaufinent un second round de programmes avec le Fonds monétaire international

La plupart des pays achèvent cette année leurs programmes de réformes macroéconomiques avec l'institution de Bretton Woods. Ils veulent négocier avec le FMI de nouveaux partenariats sur des questions de développement et de croissance post-coronavirus.

Les bases de ces programmes de relance économique dits de deuxième génération ont été posées, le 3 août, à l'issue de la onzième session ordinaire du comité de pilotage du Programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (PREF-CEMAC), tenue par visioconférence.

En effet, les futurs programmes pourront mettre l'accent sur la lutte contre la pauvreté, l'amélioration du contenu du panier de la ménagère, l'appui aux produits locaux durement affectés par la pandémie du coronavirus, le renforcement des services sociaux de base. Le comité de pilotage du PREF-CEMAC a même élaboré un plan d'urgence de la relance économique de la sous-région qu'il soumettra à la conférence des chefs d'État.

Ce projet de plan d'urgence contient trois catégories de mesures : la première est structurelle liée aux réformes économiques et financières en cours. La deuxième catégorie concerne l'impulsion de la production que les dirigeants veulent donner à la sous-région, à travers la création des chaînes de production allant de la matière première jusqu'au dernier produit. Il va prendre également en compte les besoins en termes de formation et de développement humain. La dernière catégorie du plan d'urgence porte sur des mesures exceptionnelles liées à la pandémie de Covid-19.

Le ministre congolais de l'Économie, de l'Industrie et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, préside le comité de pilotage du PREF-CEMAC. Il rassure sur le succès de la feuille de route commune avec des effets bénéfiques pour chaque pays membre. Le plan de relance prévoit une répartition des rôles entre les États membres, les instances de la CEMAC, la Banque centrale, la Banque de développement des États de l'Afrique centrale, ainsi que les partenaires au développement.

La bonne nouvelle vient du marché financier communautaire. « La bourse de Douala(Cameroun) et de Libreville(Gabon) sont désormais unifiées. L'Afrique centrale a une seule bourse de valeur : la bourse des opérations concrètes se font à Douala, l'opération de contrôles, de régularisation et de supervision se passent à Libreville », a signifié Gilbert Ondongo.

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