Madagascar: Événementiel - Vers une reconquête du marché

Impacts de la pandémie sur le milieu culturel, l'analyse se focalise vers les renouveaux des différents acteurs.

Comment s'en remettre? C'est là la fâcheuse question qui reste collée aux lèvres de tous les acteurs de l'événementiel et de la culture à l'échelle nationale depuis le début du confinement. L'interdiction définitive de toutes formes de rassemblements populaires ayant été formellement officialisée par les autorités, sauf décision de l'Etat lui-même engendrent de lourdes conséquences pour les artistes et organisateurs événementiels .

Pour l'heure, il leur est encore difficile d'envisager un post-covid, même si quelques bribes d'idées et d'initiatives se forment de part et d'autres. Ce qui est sûr, c'est que pour la grande majorité d'entre eux, c'est un véritable départ à zéro qui se présage.

Au-delà du renouveau, de la capacité d'adaptation de chacun, ne serait-ce qu'à travers les réseaux sociaux, force est de constater que c'est la reconquête et la relance du marché des concerts, spectacles, festivals ou grands salons en tous genres qui s'annoncent difficile. Notamment, pour reconquérir et convaincre à nouveau les partenaires de l'événementiel à se lancer. Car la rentabilité reste toujours leur mot d'ordre et ce outre la satisfaction du public.

« Un défi à relever »

C'est indéniable, la pandémie du coronavirus a chamboulé plus d'un dans les secteurs économique et social. A l'instar du tourisme, l'industrie culturelle en pâtit fortement. Elle est à la fois source de divertissement, mais aussi de revenus pour beaucoup. Ainsi, le défi est de taille avant de pouvoir rameuter à nouveau la foule au Coliseum Antsonjombe, à Antsahamanitra ou même au CCESCA Antanimena.

Plus important encore, lors de ce confinement, quasiment toutes les sociétés actives dans le domaine de l'événementiel ont dû, soit revoir leur effectif tombé à moitié, soit opter pour le chômage technique ou pire mettre la clé sous la porte. De ce fait, la remise sur pied du secteur en lui-même passera sans doute par la capitalisation des intérêts communs que les acteurs culturels et événementiels partagent avec leurs partenaires. Pour ce faire, prioriser les concepts innovants, le tout en raccord avec les nouvelles dispositions sanitaires ; privilégier le choix du public cible, ainsi que le lieu de l'événement et l'envergure pour éviter tout débordement représentent des options.

Plus de: L'Express de Madagascar

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