Congo-Kinshasa: Masina - Un homme de 57 ans viole sa petite fille de 11 ans

En l'espace de 30 jours, le district de la Tshangu a enregistré deux cas de violence sexuelle sur mineure. Cette partie la plus peuplée de Kinshasa risque de devenir une zone dangereuse avec plusieurs cas dont certains ne sont pas souvent dénoncés par les victimes, elles-mêmes. Dans la commune de Masina, une fillette de 11 ans est victime de violence sexuelle à répétition pendant 2 mois de la part de son grand-père âgé de 57 ans et le fils de leur locataire âgé d'environ 20 ans.

Dans son communiqué rendu public dont une copie est parvenue au journal La Prospérité, la Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des Droits des Enfants et Elèves (Lizadeel) indique que l'auteur de ce crime doit répondre des actes devant la justice.

Cette ONG de Droit de l'homme qui s'est approchée de l'oncle de la survivante, rapporte que la victime vit sous le même toit avec sa mère et son grand-père, journalier à la SNEL. Celui-ci profitait de l'absence de sa mère pour commettre ses forfaits. « Il avait l'habitude d'enfermer ma nièce dans sa chambre où la violait à chaque fois qu'il se retrouvait seul dans la parcelle avec la fillette», explique-t-il.

Selon la même source, le grand-père avait interdit à la survivante de révéler l'acte à sa mère sous menace de la tuer.

Outre le grand père, renseigne-t-on, il y a également le fils du locataire qui la violait à répétition chaque soir dans la douche quand elle partait se laver.

C'est après deux mois que la survivante se décida de se confier à l'une de ses amies qui à son tour fera part à sa mère. «Nous avions saisi le commissariat de Masina et les deux accusés étaient interpellés et envoyés au CPRK. Ensuite, nous étions transférés au parquet de N'djili où l'instruction est en cours», confie la mère de la fille.

N'djili : un vendeur viole une fille de 15 ans dans sa boutique

Un cas similaire s'est produit également dans la commune voisine de N'djili où une mineure âgée de 15 ans a été victime de viol de la part d'un boutiquier, au début du mois de juillet.

Selon le récit rapporté par la tante de la victime, le bourreau s'appelle Christian. Il est vendeur dans une boutique du quartier où la fille a l'habitude d'acheter les articles alimentaires. «Il avait l'habitude d'enfermer ma fille dans sa boutique et de la violer à chaque fois qu'elle venait acheter quelque chose», a-t-elle témoigné.

Une fois alors qu'il fermait la porte de la boutique, un voisin avait tout vu et s'était dépêché pour aller signaler le fait aux parents de la fille qui, par la suite, réussiront à mettre la main sur l'auteur en pleine infraction. C'est ainsi que Christian a été amené à la police où il sera préventivement détenu, selon la même source.

Le jour suivant en revenant au bureau dudit sous commissariat, curieusement et contre toute attente, les parents de la victime se rendront compte avec amertume que l'infortuné a été relâché sous prétexte qu'il aurait pris la poudre d'escampette suite à une distraction de la part des policiers chargés pour la garde.

Etant indignée de l'impunité et de la corruptibilité manifestée par ces policiers à l'égard de cette infraction, la famille de la victime a saisi les services de la Lizadeel dans le but de poursuivre l'auteur et le commandant de ce sous commissariat afin que tous deux répondent de leurs actes devant la justice.

Spécialisée dans la protection et la promotion des droits des enfants et des femmes, la Lizadeel a été également saisie de ce crime. Conformément à sa mission, elle s'engage à assurer un accompagnement sur le plan judiciaire et psychosocial aux victimes.

Toutefois, cette ONG de droit de l'homme dénonce la montée des cas des viols sur mineures, observée actuellement à Kinshasa, à Tshangu particulièrement.

Plus de: La Prospérité

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