Angola: Une juge défend plus de «cours pratiques» pour les futurs magistrats

Luanda — La juge conseillère à la retraite de la Cour constitutionnelle, Luzia Sebastião, a estimé qu'il était essentiel que la formation des magistrats en Angola ait une base plus pratique et moins théorique, afin de permettre à ces professionnels d'être mieux préparés au travail qu'ils vont effectuer.

"La formation des magistrats est très théorique et c'est pourquoi notre réflexion est de la rendre plus pratique", a souligné la magistrate lors d'une interview à la Télévision publique d'Angola (TPA).

La juriste défend qu'il est indispensable que l'Institut national des études judiciaires (INEJ), le seul qui forme des magistrats dans le pays, ait besoin d'avoir des formateurs résidents et qui aient, à l'Institut, leur activité principale, ceci afin d'avoir le temps de préparer les sujets les matières.

Selon Luzia Sebastião, l'INEJ vit des matériels d'étude des universités, ce qui, selon elle, est une répétition de ce qui a déjà été étudié dans la licence.

Quant à la lutte contre la corruption en cours dans le pays, elle a déclaré que c'était une tâche des politiciens, et que les tribunaux devaient appliquer la loi.

Pour la juriste, la détention préventive des prévenus du «cas 500 millions» a déjà produit ses effets du point de vue de la politique pénale, notant que du point de vue politique «c'est une autre affaire».

Dans la foulée de la même affaire, elle a affirmé que la lettre adressée à la Cour suprême par l'ancien président de la République, José Eduardo dos Santos, où il a assumé l'ordre de transférer 500 millions, concerne Valter Filipe et non son fils José Filomeno dos Santos, dit Zenu.

Elle soutient que José Filomeno dos Santos "Zenu" n'était pas un inférieur hiérarchique de l'ancien président, mais plutôt Valter Filipe, d'où "il y a une raison de se justifier. Il a exécuté un ordre de son supérieur".

Selon la juriste, si Valter Filipe «suit naturellement un ordre du supérieur, sa conduite est justifiée».

Dans l'affaire, en attente du verdict de la Cour suprême, sont accusés José Filomeno dos Santos «Zenu» (ex-président du Fonds souverain de l'Angola), Valter Filipe (ex-gouverneur de la BNA), António Bule Manuel (ex-directeur du Département de gestion de réserves de la BNA Reserves) et l'entrepreneur Jorge Gaudens Sebastião.

Sur la réforme de la justice, en cours dans le pays, il a mis en exergue la création des fonctions de juge de garantie, soulignant son importance dans les droits et libertés des citoyens, essentiels dans un État de droit et démocratique.

Cette question «se pose fondamentalement dans les affaires pénales, étant celles où la loi et la liberté risquent d'être offensées».

Toujours dans le cadre de la réforme de la justice, il a été avancé que la création des cours d'appel, qui sont une seconde instance. "Nous aurons le tribunal de district, la cour d'appel et la cour suprême".

Plus de: ANGOP

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.