Cameroun: Massif forestier d'Ebo - Les riverains disent merci

Une rencontre organisée dimanche par le député Samuel Moth, avec les autorités traditionnelles et populations Banen de Douala.

Il y avait foule, dimanche 2 juillet 2020 au lieu dit Pk 11 à Douala, à l'occasion de la rencontre organisée par le député Samuel Dieudonné Moth, avec la communauté Banen de Douala et d'ailleurs et ses chefs traditionnels. La fine pluie tombée cet après-midi là, n'a pas empêché les fils et filles de cette communauté de venir en nombre donner leur point de vue, sur un sujet d'une importance capitale qui divise la communauté depuis des mois. Celui du statut du massif forestier d'Ebo.

Samuel Moth a retracé l'historique du massif forestier d'Ebo, ses enjeux, les implications plus ou moins motivées des uns et des autres, mais surtout l'intérêt de ce massif forestier pour les Banen. Dans son adresse, Samuel Dieudonné Moth s'est voulu rassembleur et pragmatique, avec un seul objectif au bout de son propos, la primauté de l'intérêt des Banen. Il y a quelques années, ce massif forestier de 68 000 ha aurait dû être érigé en parc, privant les Banen de tout accès à cet espace. Sans oublier qu'il rendait difficile leur retour sur la terre de leurs ancêtres. Le président de la République a fait arrêter la procédure. Prenant ainsi en compte le plaidoyer de la majorité des Banen. Et ce 21 juillet, le Premier ministre, chef du gouvernement, a signé un arrêté faisant de cette forêt une Unité forestière d'aménagement (Ufa), au grand dam de certaines Ong et Banen de la diaspora qui privilégiaient l'option du parc.

Avec le classement de la forêt d'Ebo en UFA, les Banen condamnés à l'errance depuis des décennies vont - enfin - pouvoir retourner au bercail, mais aussi et surtout, bénéficier des infrastructures routières, de la construction des centres de santé et des écoles, des ponts et forages, de la réhabilitation des chefferies traditionnelles, sans oublier des avantages sur le plan de l'emploi notamment pour les jeunes, de la création des richesses dont des structures locales de transformation du bois, la création de Pme, le paiement de la redevance forestière et son reversement aux communautés, etc.

Reste que les comités, qui vont être mis sur pied sur le plan local pour négocier le cahier de charges, soient à même de faire en sorte que l'intérêt communautaire prime sur toute autre considération, afin que le choix du classement du massif forestier d'Ebo en UFA, qui ne doit faire l'objet ni de fixation, ni de pomme de discorde, apparaisse comme le moindre mal comparé à celui du parc.

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