Congo-Kinshasa: Hubert Kabasu Babu lance officiellement AGIR New Congo

Les installations de Sultani Hotel, dans la commune de Gombe, auront servi, hier mercredi 5 août 2020, de cadre à la conférence de presse tenue par Hubert Kabasu Babu, Libre-penseur et écrivain congolais, surnommé actuellement "Imhotep" - à l'instar du savant antique égyptien ayant révolutionné plusieurs domaines de la science en son temps.

Cette rencontre avec la presse, en présence d'un échantillon d'étudiants congolais, avait pour but le lancement officiel d'un mouvement intellectuel républicain et surtout développemental dénommé l'Agora des Gardiens Intellectuels de la République New Congo - AGIR New Congo en acronyme. Etre le creuset et le bouclier de l'esprit et du pacte républicain - œuvrer dans la visée d'optimiser la RDC en créativité, productivité, et de leadership en relevant le pari des normes internationales ; voilà quelques aperçus de la mission que s'assigne AGIR New Congo qui est en pleine naissance.

Dans une situation où le climat politique est plein de challenge sur le plan gouvernemental, les défis économiques sont d'une taille indescriptible, et les ressources potentielles à portée de main sont d'une valeur inestimable ; Hubert Kabasu Babu affirme qu'il est possible de pouvoir introduire la RDC de plein pied dans la sphère de l'émergence en 2030. Et AGIR New Congo constitue une mine de proposition des solutions pratiques et réalisables, en favorisant l'impulsion d'un leadership d'Etat développemental, a fait savoir le libre-penseur. Ce dernier a, de manière échelonnée, eu à décrire le contexte challengeant dans lequel AGIR New Congo entre sur scène.

Cap vers une convention nationale et républicaine

Bien qu'il se fasse que plusieurs acteurs politiques militent actuellement pour la préparation des prochains scrutins, Hubert Kabasu Babu est de ceux qui pensent qu'il est ambigu de parler "élections" sans tabler sur le développement de la nation. Car, la RDC fait actuellement face à des enjeux saillants sur le plan national - régional - et même international. Des enjeux qui exigent aux différents animateurs de la gestion de la chose publique de pouvoir élargir et recadrer le débat. L'heure étant à la promotion du développement du pays.

Ainsi, a-t-il eu à peindre qu'il est plus que temps de pouvoir, de manière clair et objectif, dans l'intérêt commun, songer à : premièrement, évaluer sincèrement l'ébranlement de la cohésion nationale et œuvrer à la restauration de l'esprit et du pacte républicain de Sun City en étudiant comment le raviver. Deuxièmement, examiner la fonctionnalité de toutes les institutions de la République à la lumière de la normativité du régime politique semi-présidentiel, tel que prescrit dans la constitution.

Troisièmement, il serait avantageux de former un consensus national sur les défis économiques, en favorisant les besoins sociaux et la reconstruction des infrastructures. Ce, en partant d'un emprunt de 15 milliards USD encaissables en trois ans et remboursables en 15 annuités.

Et, enfin, de tabler de manière courageuse sur la problématique sécuritaire et la nécessité de repenser la vision et le paradigme de la défense nationale de la RDC.

Etat de droit maximal

Afin de conjurer, à jamais, au passé le système régi par "l'esprit du pouvoir zaïrocratique" - du temps impérial du Maréchal Mobutu, Hubert Kabasu Babu rappelle la valeur fondamentale du Parlement comme socle du régime semi-présidentiel et en sa qualité de structure motrice de la démocratie, et donc, de l'Etat de Droit. Cette institution incarnant la volonté sacro-saint du souverain-primaire mériterait de voir sa sacralité et sa performance être revalorisées.

Zoom sur les articles 27 et 44 de la Constitution

En vue de promouvoir les valeurs républicaines, l'acteur au-devant de cette structure incarnant un groupe de pression, a épinglé l'intérêt de favoriser l'activation citoyenne des articles 27 et 44 de la Constitution.

L'article 27 de la constitution stipule que "Tout congolais a le droit d'adresser individuellement ou collectivement une pétition à l'autorité publique qui y répond dans les trois mois. Nul ne peut faire l'objet d'incrimination, sous quelque forme que ce soit, pour avoir pris pareille initiative" et l'article 44 dit que "L'éradication de l'analphabétisme est un devoir national pour la réalisation duquel le Gouvernement doit élaborer un programme spécifique".

Deux dispositions de la constitution congolaise qui sont de nature à placer davantage le congolais au centre et en posture de responsabilité face aux enjeux de développement national.

Il a chuté en citant Feu Alain Moloto qui disait que "Tout est encore possible pour accélérer la réinvention de la RDC". Un Congo meilleur, dans un délai record, cela est possible et requiert l'engagement inconditionnel de tous les dignes fils de cette prestigieuse patrie.

Plus de: La Prospérité

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.