Congo-Kinshasa: EPST - Les enseignants imposent leur veto

Lundi 10 août prochain pourra être un rendez-vous manqué pour les élèves de l'école primaire, secondaire et technique. Presque tous les indicateurs montrent à suffisance qu'il y a moins de chance que les maîtres d'écoles puissent reprendre avec les enseignements en cas de la non satisfaction de quelques préalables dévoilées hier mercredi. En effet, les enseignants du secteur de l'Enseignement primaire, secondaire et technique, à travers leurs syndicats, ont décidé au terme de leur assemblée générale tenue mercredi 5 août 2020, de ne pas reprendre les cours le lundi 10 août, date arrêtée par le Ministre d'Etat en charge de l'EPST.

En effet, ces enseignants des écoles primaires et secondaires ont parmi les préalables de la reprise des cours, exigé le paiement de Nouvelles unités (NU). A les en croire, les 144.944 NU devaient toucher leur premier salaire en avril dernier, selon la promesse du gouvernement. Mais, cette promesse n'a pas été honorée, renseignent-ils. Pourtant, Willy Bakonga Wilima, avait expliqué aux syndicalistes que le dossier était au niveau du ministère des Finances et que ce non-paiement se justifie par les difficultés du Trésor consécutives à la crise de la Covid-19. Accusé également de trafiquer les listes de ces NU, Bakonga avait indiqué que celle-ci a été établie par une commission interinstitutionnelle présidée par la Présidence de la République.

Toujours est-il que parmi les préalables, les syndicalistes veulent que le gouvernement convoque la commission paritaire pour discuter du deuxième palier de leur salaire et des modalités de son exécution. Bref, toutes les explications n'ont pas convaincu les enseignants qui imposent leur veto pour la reprise des cours. Une reprise qui devait d'ores et déjà intervenir depuis le 3 août, avant d'être repoussée pour des raisons techniques. Celle du 10 août pourrait l'être pour des raisons sociales. Pourtant, devant les Députés nationaux, Willy Bakonga avait laissé entendre qu'il n'y aura pas d'année blanche. «Il n'y aura pas d'année blanche », insistait-il en début de semaine auprès des Députés de Kinshasa. Il n'y a aucun doute, à l'instar des revendications des professeurs de l'Unikin, l'année 2020 marquée par la pandémie du COVID-19, une incertitude totale s'installe peu à peu au niveau de l'éducation et enseignement en RDC.

Plus de: La Prospérité

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