Madagascar: Morondava - Un cambrioleur meurt électrocuté

Âgé de 29 ans, un habitant de Namahora Sud, dans la commune urbaine de Morondava, a été retrouvé mort hier matin dans le quartier d'Ambalanomby. Des personnes sont venues au commissariat à 6h45 pour appeler la police à se rendre sur les lieux.

Un médecin inspecteur, l'équipe du bureau municipal d'hygiène (BMH), le comité du fokontany et les forces de l'ordre ont dressé ensemble les constatations. Apparemment, le défunt était connu pour de petits vols.

Au cours de la nuit de mardi, cet individu tentait de faire intrusion et dévaliser une maison dont la clôture en pieux taillés, d'une hauteur d'un mètre et soixante centimètres, avait été sécurisée à l'aide d'un câble électrique alimenté. « Cet endroit protégé est moins fréquenté à cause de la présence d'un canal et de buissons humidifiés. Il n'y a pas non plus d'issue », raconte un responsable de la police au téléphone.

Electrocuté

Le jeune homme marchait pieds nus. Dans un premier temps, d'après les spéculations des enquêteurs, il avait déposé sa barre à pince et son burin sur une table qui se trouvait dans la cour, immobilisée sur l'envers des palissades. Ces outils ont été saisis pour les besoins de l'investigation. « Le voleur comptait ensuite grimper doucement. Or, il avait touché le fil électrisé qui l'a électrocuté. Il aurait dû être projeté par le courant, mais ses pieds étaient mouillés et la décharge de 220 volts ne l'a pas lâché jusqu'à ce qu'il meurt. De la chair de sa main brûlée a encore été retrouvée collée sur le câble », explique la police.

Pendant le constat, un homme dans la foule qui s'était attroupée s'est manifesté. Selon lui, la victime était son frère cadet. Après avoir établi les procédures sur les lieux, la police et le BMH l'ont aidé à ramener la dépouille jusqu' au village de Namahora Sud.

Les témoignages glanés par les enquêteurs ont révélé qu'outre les activités délictuelles qu'avait commises le défunt, il était également turbulent dans la société. « À chaque fois que sa mère touchait sa pension et quand elle ne lui en donnait pas une partie, il la tabassait. La dame ne pouvait que pleurer ».

« Nous transférons cette affaire au parquet, peut-être demain (ndlr : ce jour). Personne n'est retenue en garde-à-vue », rapporte la police.

Plus de: L'Express de Madagascar

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