Sénégal: Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (CCIAD) - A l'épreuve des agences

La Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (Cciad) est asphyxiée par des structures d'appui au secteur privé comme Apix, Asepex, Adepme, Apda, qui jouent le même rôle qu'elle. C'est ce qu'a dit hier, Amath Benoît Gaye, conseiller du président de ladite structure, lors d'une journée d'informations sur les missions et projets prioritaires de la Cciad.

La place et le rôle que doit jouer la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (Cciad) sont loin d'être effectifs, eu égard à ses missions et prérogatives.

Une contreperformance comparativement aux chambres de commerce d'Abidjan (Côte d'Ivoire), de Ouagadougou (Burkina Faso), de Yaoudé (Cameroun) ou même de Paris (France)...

Une réalité qui a commencé depuis 2000, admet le vice-président de ladite institution, Ibrahima Lo qui présidait la journée d'informations sur les missions et projets prioritaires de son institution.

Et le conseiller du président de la Cciad Amath Benoit Gaye d'expliquer: «A partir de 2000, nous avons vu la naissance de structures comme l'Agence pour la Promotion des Investissements et Grands travaux (Apix), l'Agence sénégalaise de Promotion des Exportations (Asepex), et l'Agence de Développement et d'Encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), l'Agence pour la Promotion et le Développement de l'Artisanat (Apda), toutes des structures d'appui au secteur privé qui cannibalisaient la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar».

Or, poursuit-il: «La chambre de commerce elle-même est une structure d'appui au secteur privé». Mais, devant une telle situation «les missions deviennent quasi difficiles pour la Cciad. Voilà, les conditions dans lesquelles se trouve aujourd'hui la Cciad».

Il relève toutefois que «de la création de la Chambre de commerce en 2000, elle a joué pleinement son rôle. Elle fut le navire amiral de l'Afrique occidentale française (Aof)». Et d'en déduire: «Nous sommes arrivés à la conclusion que ces structures ne participent pas au rayonnement de nos activités.

Et donc, je dois souligner pour la magnifier, la décision du président de la République, Macky Sall, de mettre en œuvre les orientations du Fonds monétaire international (Fmi) ,à savoir la dissolution ou le fusionnement des agences aux fins de rationalisation les dépenses et d'éviter des lourdeurs administratives».

C'est dire que «les autorités ont pris conscience de la nécessité de rationnaliser toutes ces structures pour gagner en efficience et en efficacité». Le vice-président a décrié par ailleurs le manque de marge de manœuvre pour rehausser le budget de la Cciad.

A ce propos, dira-t-il: «Comparativement aux pays comme la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Cameroun... nous n'avions comme source principale de revenus que le pesage au niveau du port autonome de Dakar (Pad).

Pas même d'autres infrastructures comme par exemple des immeubles à gérer pour trouver des fonds additionnels à même de jouer pleinement notre mission».

Plus de: Sud Quotidien

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