Niger: L'ONU a fermé deux camps de réfugiés au pays

Photo d'illustration - Réfugiés

Pourquoi le HCR et le gouvernement nigérien ont fermé, fin 2019, les camps de Tabarey Barey et Mangaizé, dans l'ouest du Niger. Leur fermeture se justifierait par la détérioration de la situation sécuritaire.

L'information de la fermeture de ces deux camps vient seulement d'être connue. Ces deux camps abritaient environ 15.000 Maliens qui ont fui les violences dans le nord de leur pays. Leur fermeture se justifierait par la détérioration de la situation sécuritaire, d'où la décision de délocaliser les réfugiés.

Selon les autorités nigériennes, lesdits camps ne sont pas une solution dans la mesure où il y a des services publics de base parallèles et que ça isole les gens".

Les réfugiés ont été transférés dans les villes d'Ayorou et Ouallam (ouest).

À en croire un responsable du ministère de l'Intérieur du Niger, "le camp de Tabarey Barey et celui de Mangaizé ont déjà été abandonnés et leurs infrastructures ont été officiellement remises au gouvernement par le HCR.

Des maisons seront construites pour les réfugiés et des habitants vulnérables" de la région en vue de "faciliter l'intégration".

"Double avantage"

Des responsables locaux soulignent que ce transfèrement présente un "double avantage : il met les réfugiés à l'abri des attaques terroristes et la population bénéficiera des services sociaux", santé, éducation, alimentation, fournis par l'ONU. Par ailleurs, les autorités nigériennes soupçonnent ces camps d'abriter "des terroristes ou leurs complices".

Entre 2014 et 2016, les camps de Tabarey Barey et Mangaizé ont été attaqués par des jihadistes. Ces attaques avaient fait une dizaine de morts parmi les réfugiés et les membres des forces nigériennes qui assuraient leur sécurité.

Le Niger abrite, selon l'ONU, près de 60.000 réfugiés maliens qui avaient fui les violences dans le nord du Mali depuis 2012, après que cette partie du pays ait été occupée par les jihadjistes.

Cliquez sur la photo (au centre) pour écouter l'interview d'Alessandra Morelli, représentante du HCR au Niger.

Plus de: DW

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