Algérie: Le pays demeure engagée sur la voie du désarmement nucléaire

Alger — L'Algérie a manifesté un intérêt accru pour la thématique de désarmement nucléaire, dès son adhésion à l'ONU en 1962, œuvrant sans relâche en faveur de la ratification du Traité sur la Non-prolifération des Armes nucléaires (TNP) et aujourd'hui, elle demeure engagée en vue d'entamer des négociations de fond dans ce sens.

Depuis qu'elle a adhéré au TNP, le 12 Janvier 1995, l'Algérie n'a eu de cesse de contribuer, activement, aux efforts multilatéraux du désarmement et de la non-prolifération nucléaires.

Aujourd'hui, encore, et au moment où le monde célèbre le 75e anniversaire des bombardements d'Hiroshima, l'Algérie reste engagée sur la voix de la réalisation des objectifs du traité considéré comme la pierre angulaire du régime international en la matière.

En effet, c'est sous la présidence algérienne, que les Etats parties ont adopté lors des travaux de la Conférence d'examen du TNP en 2000, les 13 mesures pratiques en vue de l'élimination totale des armes nucléaires.

A l'instar d'autres pays, l'Algérie continue, à ce jour, de plaider en faveur de "la pleine mise en œuvre, non discriminatoire et équilibrée", des trois piliers du Traité, à savoir, le désarmement nucléaire, la non-prolifération nucléaire et l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire.

A ce titre, la 10ème Conférence d'Examen du TNP, prévue initialement du 27 avril au 22 mai 2020, reportée à 2021 en raison de Covid-19, est perçue par l'Algérie comme une occasion symbolique d'entreprendre un examen approfondi de l'état du traité, la mise en œuvre des obligations et engagements antérieurs ainsi que l'évaluation des défis et obstacles qui retardent sa pleine mise en œuvre.

A l'occasion de la double célébration du 50ème anniversaire de l'entrée en vigueur du TNP et du 25ème anniversaire de son extension indéfinie, l'Algérie a contribué, avec un groupe de pays actifs dans le domaine, à l'élaboration d'un Communiqué-conjoint.

Interdiction complète des essais nucléaires, une priorité absolue

Dans ce communiqué conjoint, les auteurs rappellent que, à sa 50ème session, l'Assemblée générale de l'ONU avait adopté le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN).

Ce traité ouvert à la signature le 24 septembre 1995, vise, principalement, à interdire, de manière complète, les essais nucléaires à travers le monde, dès lors que l'interdiction des essais nucléaires constitue une étape cruciale en vue de l'élimination des armes nucléaires. Toutefois, ce traité peine à entrer en vigueur.

Dès lors, l'Algérie œuvre sans relâche à l'entrée en vigueur de ce Traité. Dans ce cadre, le Chef de la diplomatie algérienne, Sabri Boukadoum et son homologue allemand, Heiko Maas, ont, conjointement, inauguré le 25 septembre 2019, la présidence de cette Conférence, qui a été couronnée par l'adoption d'une déclaration politique aux termes de laquelle la communauté internationale a été exhortée à faire de l'entrée en vigueur du TICEN "une priorité absolue et une réalité concrète".

Intérêt manifeste pour le désarmement dès l'indépendance

Depuis son adhésion à l'ONU, le 8 octobre 1962, l'Algérie participe activement aux travaux de la Première Commission de l'AG/ONU en charge du désarmement et de la sécurité internationale et contribue à l'élaboration de recommandations concrètes, dans les 7 thématiques sous examen par la Commission dont le désarmement nucléaire. L'Algérie a présenté, à ce titre, un projet de résolution pour le renforcement de la sécurité et de la coopération dans la région de la Méditerranée.

Par ailleurs, comme beaucoup d'autres pays, l'Algérie reste profondément préoccupée par le fait que la Conférence de désarmement (CD), -seul organe multilatéral de négociations en matière de Désarmement-, ne parvient toujours pas à entériner un programme de travail consensuel, global et équilibré afin d'entamer les négociations de fond en matière de désarmement.

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