Niger: 250 millions de dollars pour stimuler la croissance à long terme

communiqué de presse

Washington6  — Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd'hui l'octroi d'un crédit et d'un don de l'Association internationale de développement (IDA)* d'un montant global de 250 millions de dollars afin d'aider le Niger à développer son capital humain et atténuer les répercussions de la pandémie de COVID-19 (coronavirus).

Le second Financement à l'appui d'un développement inclusif constitue le dernier d'une série de programmes visant à réduire les inégalités entre les sexes et à verser des allocations monétaires aux ménages les plus touchés par la pandémie.

Le programme permettra aussi d'élargir l'accès à l'électricité et à l'eau potable, améliorer la gestion et la transparence de la dette, et réduire les risques budgétaires.

« Le nouveau programme aidera le gouvernement à poursuivre les réformes engagées pour installer les conditions propices à une croissance soutenue et accélérée à moyen terme et remédier aux problèmes structurels majeurs liés aux profondes inégalités hommes-femmes et au faible taux d'accès à des infrastructures essentielles, souligne Joelle Dehasse, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Niger.

Cette opération a été recadrée en vue de renforcer des mesures qui viennent compléter les efforts déployés par les autorités pour atténuer l'impact de la pandémie de COVID-19. »

En 2019, le Niger avait continué d'afficher des performances économiques robustes, à la faveur du dynamisme soutenu des secteurs primaire et tertiaire. La croissance du PIB réel s'était établie à 5,8 %, avec un taux de progression par habitant de 1,9 %.

Depuis le mois de mars 2020, cependant, la pandémie de COVID-19 pèse lourdement sur l'économie nigérienne, principalement en raison de l'augmentation des dépenses de santé et des aides sociales en faveur des ménages vulnérables.

Le développement économique et social du pays pâtit en outre gravement des retombées négatives de la pandémie sur les échanges commerciaux régionaux et internationaux ainsi que sur les investissements directs étrangers.

« Cette série de financements à l'appui des politiques de développement soutient l'adoption de réformes qui permettront d'améliorer les moyens de subsistance de la population dans le contexte de la pandémie de COVID-19, explique Luc Razafimandimby, économiste senior à la Banque mondiale et chef d'équipe du projet.

En plus d'apporter des solutions immédiates indispensables, le programme conserve sa vocation fondamentale à protéger l'avenir, ce qui contribuera aussi à jeter les bases de la reprise post-COVID grâce des mesures qui se renforceront mutuellement. »

Cette opération est le fruit d'un vaste processus de consultation auprès des responsables publics, des partenaires de développement, de la société civile et d'autres parties prenantes clés.

Elle s'inscrit dans le droit fil de la stratégie gouvernementale énoncée dans le Plan de développement économique et social 2017-2021, ainsi que du cadre de partenariat de la Banque mondiale pour le Niger 2018-2022.

* L'Association internationale de développement (IDA) est l'institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète.

Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à taux faible ou nul pour financer des projets et des programmes de nature à stimuler la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la vie des plus démunis.

L'IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique.

Ses ressources bénéficient concrètement à 1,6 milliard de personnes. Depuis sa création, l'IDA a soutenu des activités de développement dans 113 pays.

Le volume annuel de ses engagements s'est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l'Afrique.

Plus de: World Bank

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.