Madagascar: Tsiroanomandidy - Deux morts par balles dans une incursion

Deux civils ont été tués par balles, un autre gravement blessé, hier à l'aube, à Bemangoraka, Tsiroanomandidy. Deux maisons ont aussi, été incendiées.

Sans pitié. Des militaires du deuxième bataillon interarmes (2e BIA), dans le Bongolava, se voient sous les projecteurs, suite à un raid meurtrier, coûtant la vie à deux civils et blessant un autre, hier entre 3 heures 30 et 4 heures du ma tin, à Ampamoriana Bemangoraka, dans la commune de Tsiroanomandidy Fihaonana.

D'après les renseignements recueillis, cette invasion est partie d'une plainte d'un habitant du chef-lieu du district. Une opération a rapidement été déclenchée.

« Ils étaient cinq militaires dont un officier à débarquer dans le hameau. Ils ont laissé leur voiture un peu plus loin.

Les villageois les ont pris pour des dahalo et restaient enfermés chez eux. Puis, la troupe s'est présentée, expliquant qu'elle est venue exécuter les ordres de son supérieur. Elle leur a dit de sortir.

Sur le moment, elle a tiré sur un homme. Elle a ensuite fait feu sur son fils qui cherchait à le protéger. Elle l'a amené près de son père pour être abattu », raconte une source ayant requis l'anonymat.

« Les soldats sont ensuite entrés chez un autre individu malade. Ils l'ont également tiré dessus. Le projectile lui a brisé sa jambe... Une enquête est ouverte au niveau du groupement d'appui à la police judiciaire (GAPJ) », indique un autre interlocuteur.

Des échanges de tirs

Outre la tuerie, l'escouade a encore mis le feu à deux toits et est repartie avec une cinquantaine de bœufs.

« Il y avait des échanges de tirs. Ceux qui y ont perdu la vie étaient des dahalo et féticheurs. De plus, des amulettes et trois fusils ont été saisis sur eux », selon un responsable au sein de l'Etat-major général de l'Armée, contacté par un collègue.

Avisés des faits, des gendarmes de Tsiroanomandidy se sont rendus sur le village. Les notables font appel aux responsables étatiques pour suivre de près cette affaire.

« Si ces personnes étaient des malfaiteurs, on aurait pu les arrêter et traduire en justice », martèlent-ils. Ils ont récusé les informations parvenues à l'État-major concernant les échanges de tirs. « Nous n'avons entendu aucun coup de feu de la part des victimes », ont-ils rapporté.

Aux dernières nouvelles, l'État-major a envoyé une équipe pour enquêter sur ces faits. Elle a prévenu de prendre des mesures qui s'imposent, dépendant de ce qui s'est exactement passé.

Plus de: L'Express de Madagascar

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