Sénégal: Matam - C'est le grand relâchement

Excepté le cas de décès d'un jeune de 24 ans, qui a perdu la vie, moins de 24 heures après son admission au centre hospitalier de Ourossogui, (confirmé positif à la covid après sa mort), la région de Matam a enregistré à ce jour, une trentaine de cas officiellement déclarés positifs qui ont été traités au niveau des centres de traitement, avec un taux de guérison de 100%.

Après l'enregistrement des premiers cas positifs au mois de juin, il s'en est suivi une accalmie avant que d'autres contaminations n'apparaissent dans la troisième semaine du mois de juillet. Entre temps l'assouplissement est passé par là.

Les mesures qui étaient en vigueur pour stopper la propagation du virus ont été levées, suscitant ainsi de la part des populations un relâchement inquiétant quant au respect des mesures barrières. Une situation, que les autorités de la santé et les autorités administratives n'avaient cessé de décrier.

«Il ne faut pas que les gens se trompent en pensant que la Covid19 n'est plus là, elle est réellement dans la région et est en train de se propager. Si nous ne respectons pas les gestes barrières, nous risquons d'avoir une dissémination de cette maladie », alertait le médecin chef de région.

De plus en plus, les gestes barrières comme le respect de la distanciation physique, le fait de se laver les mains avec du savon, le port du masque, ne sont plus adoptés que par quelques individus.

Il suffit de mettre le pied dehors pour le constater. Au niveau des marchés et des boutiques de commerce les gestes barrières sont peu respectés.

Il en est de même au niveau des gargotes et des petites tables de vente d'aliments achalandées le long des ruelles. Les manifestations que sont les cérémonies de mariages, de baptême, de deuil et de funérailles, avec tout ce qu'elles impliquent comme facteur de propagation du virus, ont repris de plus belle.

Non sans susciter le retour des vieilles habitudes que sont les poignées de main et les accolades... Si du côté de l'école, on assiste à un respect du lavage des mains et celui du port du masque, les récréations restent tout de même des moments privilégiés de regroupement.

Dans la rue, surtout durant la nuit, l'inconscience et l'imprudence ont fini de ternir les différents rassemblements des jeunes dont certains ne respectent aucun geste barrière.

«Malgré l'insouciance qu'ils affichent, il faudrait que les jeunes comprennent qu'ils peuvent être contaminés par le coronavirus qui peut être aussi dangereux pour les personnes jeunes, et qu'ils peuvent transmettre le virus», déclare un technicien de la santé qui estime que «les jeunes devraient être à l'avantgarde du combat».

IMPLICATION COMMUNAUTAIRE

Aux regards de la situation, la région médicale de Matam ne cesse de multiplier les initiatives pour une bonne implication de la communauté face à la riposte autour de la pandémie. A cet égard, un atelier a été déroulé à l'endroit des journalistes et animateurs de radios et des personnels des radios communautaires de la région.

Les participants à l'atelier ont eu à plancher sur la communication de risque, la gestion des rumeurs et l'engagement communautaire en période de crise.

Au niveau des échanges, durant lesquelles, les autorités médicales ont sollicité l'aide des médias pour une meilleure implication de la communauté, des recommandations ont été formulées par les participants.

Il s'agit entre autres du renforcement de la communication et de la sensibilisation et de l'amélioration des services du cadre de partage de l'information entre les acteurs de la sante et la presse.

Une planification des activités a conduit à l'ébauche d'un plan d'actions sous l'autorité des districts sanitaires pour le renforcement de l'engagement communautaire dans la lutte contre la pandémie.

Plus de: Sud Quotidien

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