Cameroun: Bataille du rail - Les mensonges de Camrail invitent la Tunisie au procès.

Le procès qui oppose depuis le mois de février 2020 SITARFER et Jacques Bimaï à Camrail, filiale du groupe Bolloré au Cameroun, connait de nouveaux rebondissements.

Risque d'incident diplomatique . Il faut savoir que cette affaire a pris une tournure pénale depuis le mois de juillet dernier où, Mr Bimai Jacques poursuit Camrail pour allégations mensongères, faux et usage de faux.

En effet, d'après les informations en notre possession, Camrail a déclaré que M. Bimai aurait une propriété de grande superficie à Yabassi, en produisant un certificat de propriété qui s'est avéré totalement faux par la suite.C'est aussi le cas des allégations qui font de Mr Bimai un propriétaire de terrains à Kribi et à Banga-Pongo, ceci sans fournir le moindre début d'élément attestant de ces allégations.

Par ailleurs, Camrail n'a eu aucun scrupule à s'ingérer dans la vie privée de Mr Bimaï, en affirmant que « tous ses enfants seraient scolarisés en Europe, alors même que, vérification faite, sa première fille âgée de 17 ans a été candidate à la session 2020 du Baccalauréat, au Cameroun. Pour ne citer que cet exemple.

Dans sa stratégie de mensonges, Camrail n'a pas hésité à emprunter une voie qui pourrait déboucher, s'y on n'y prend pas garde, à un incident diplomatique en bonne et due forme. Tenez !

D'après des informations de sources généralement crédibles, les avocats de Camrail allèguent que Mr BIMaÏ serait actionnaire de SOTRAFER, une entreprise nationale tunisienne pourtant partenaire de longue date de ... Camrail sur le chemin de fer camerounais !

En d'autres termes, un privé Camerounais serait actionnaire d'une entreprise nationale tunisienne. Quelle pourrait être la réaction de l'entreprise concernée, du gouvernement tunisien face à un si grossier mensonge ? Wait and see.

Il est clair que ces mensonges de Camrail sont de nature à tromper la vigilance de la justice, distraire l'opinion publique et participent tout compte fait, de manœuvres dilatoires visant à annuler l'assistance judiciaire dont bénéficient SITRAFER et M. Bimai, sachant que les frais de justice dans cette affaire s'élèveraient à plus de 2 milliards de FCFA (environ trois millions d'euros).

Au demeurant, on peut prévoir que le procès au pénal nous réserve de nombreuses surprises.

Plus de: Camer.be

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