Angola: PJ enquête sur l'affaire "Baixa de Kassanje"

Luanda — La police judiciaire portugaise (PJ) enquête sur le cas des 200 enfants angolais présumés hébergés dans une cabane, dans le quartier Baixa de Kassanje, à Luanda.

Les autorités angolaises ont appris cette affaire à travers d'un reportage de la télévision portugaise SIC, soutenu par des plaintes de l'Association Pedacinho do Céu, siégée dans la région d'Olhão, Algarve (Portugal).

Le reportage, intitulé "Os Meninos de Kassanje", fait état de l'existence d'au moins 200 enfants malnutris et très vulnérables hébergés dans la cabane.

Cependant, les autorités angolaises ont déjà déclaré qu'en principe, il n'y avait pas de refuge avec ces enfants présumés, un fait confirmé par l'auteur des images diffusées par SIC.

C'est le citoyen Hélder Silva, qui dit avoir été manipulé par l'association Pedacinhos do Céu pour envoyer ces images, afin de faciliter la mise en place d'une campagne en faveur des victimes présumées.

Selon Hélder Silva, qui a déjà été détenu par les autorités policières, le reportage présenté par SIC ne montre pas la réalité des faits.

Il a même affirmé que certaines des images incluses dans le reportage n'étaient pas les siennes, étant d'auteur inconnu.

Après les dénonciations, l'association Pedacinhos do Céu a suspendu la campagne de financement pour aider les 200 enfants défavorisés présumés.

Selon le journal portugais O Público, l'association Pedacinho de Céu n'a pas demandé l'autorisation de collecter des fonds, n'est pas non plus une ONG ou une institution privée de solidarité sociale (IPSS).

Le journal portugais indique que le cabinet du ministre d'État et de la Présidence a déclaré que l'association n'était pas incluse dans les archives du Secrétariat général de la présidence du Conseil des ministres, ni dans la liste publique des organisations non gouvernementales pour le développement (ONGD), ni dans un IPSS.

Selon la publication portugaise, l'affaire fait l'objet d'une enquête de la police judiciaire en tant que fraude présumée, indiquant également que le bureau du procureur général (PGR) a ouvert une enquête.

Le journal précise que le Secrétariat général du ministère de l'Administration interne souligne qu'il n'a reçu aucune demande d'autorisation de collecte des revenus de la part de Pedacinho do Céu. «S'il s'avère que l'affaire est une arnaque, une amende entre 2493 et 4987 euros peut être appliquée à l'association », a-t-il indiqué.

Concernant les enquêtes, la responsable de l'institution en question, Fátima Bata, a déclaré qu'elle n'avait rien à cacher.

"Je n'ai rien à cacher. Je me mets à la disposition de la police », a-t-elle dit soulignant qu'elle ne craignait rien et qu'elle n'avait collecté que 340 euros pendant la campagne.

Plus de: ANGOP

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.