Sénégal: Finances publiques - 1333 milliards de FCfa mobilisés au 1er semestre de 2020

9 Août 2020

Au premier semestre 2020, l'exécution budgétaire du Sénégal s'est traduite par un accroissement modéré des ressources estimées à 1333 milliards de FCfa, soit une hausse de 5 % sur un an, d'après la dernière note de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). S'agissant des dépenses, elles se sont établies à 2074,2 milliards de FCfa.

L'exécution budgétaire a été marquée, au 1er semestre 2020, par une augmentation des ressources financières évaluées à 1333 milliards de FCfa, soit une progression de 5 %, en glissement annuel.

Dans le détail, la dernière note de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) explique que ces ressources sont constituées de recettes budgétaires (1210,2 milliards), de dons (102,5 milliards) et de recettes exceptionnelles (20,2 milliards).

Les recettes budgétaires, estimées à 1210,2 milliards, se sont confortées de 1,6 % à fin juin 2020 par rapport à la même période de 2019. Cette hausse, indique la Dpee, est impulsée par ses composantes fiscales (1126 milliards) et non fiscales (84,2 milliards) qui ont augmenté respectivement de 0,5 % et 18 %.

L'amélioration des recettes fiscales est portée par la hausse de l'impôt sur les sociétés (196,9 milliards), la Tva intérieure (hors pétrole à 185,8 milliards) et le Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (Fsipp à 20,1 milliards) qui se sont confortés.

En revanche, l'impôt sur les revenus, l'impôt sur le revenu des valeurs mobilières/impôt sur le revenu des créances, la Tva intérieure pétrole, les taxes spécifiques et les droits de timbre ont atténué cette tendance haussière.

De même, les droits et taxes mobilisés par la Douane, notamment la Tva import (186,8 milliards), et les droits de porte (119,7 milliards) se sont inscrits sur cette dynamique de baisse avec des contractions respectives de 11,6 % et 15 %.

Concernant les dépenses budgétaires, elles sont évaluées à 2074,2 milliards à fin juin 2020 contre un montant de 1738,8 milliards un an auparavant, soit une hausse de 335,4 milliards (+19,3 %).

Cette situation, explique la Dpee, traduit les hausses combinées des dépenses courantes et d'investissement qui se sont confortées respectivement de 27,8 % et 6,4 %.

Pour les dépenses courantes, elles sont évaluées à 1338,1 milliards contre 1046,9 milliards à la même période en 2019, soit une augmentation de 27,8 %. Cette hausse est soutenue par la masse salariale (409,7 milliards) et les transferts et subventions (607,3 milliards) qui se sont renforcés respectivement de 13,4 % et 86,3 %.

Cependant, cette orientation est atténuée par la réduction des intérêts sur la dette qui se sont repliés de 10,5 milliards pour s'établir à 162,1 milliards.

Pour ce qui est des dépenses d'investissement, elles sont estimées à 736,1 milliards (+6,4 %) à la faveur des investissements sur ressources intérieures (441,6 milliards). Pour les financements sur ressources extérieures, ils sont évalués à 294,5 milliards et enregistrent une baisse estimée à 14,4 %.

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