Libye: Discussions entre le chef du Parlement de Tobrouk et l'ambassadeur américain

Libyan Prime Minister Fayez al-Sarraj (center) meeting in Tunis with new commander of U.S. Africa Command, Gen. Stephen Townsend (left) and the new U.S. Ambassador to Libya Richard Norland.

Aguila Saleh, le chef du Parlement libyen basé à Tobrouk, était ce lundi 10 août au Caire. En plus de ses rencontres égyptiennes, il a rencontré plusieurs ambassadeurs européens, ainsi que Richard Norland, l'ambassadeur américain en Libye. Washington a lancé récemment une proposition pour le retour aux discussions politiques entre les Libyens. Il consiste à démilitariser les deux villes de Syrte et d'Al-Joufra.

Aguila Saleh, qui a pris le devant de la scène politique face au gouvernement de Tripoli suite à l'échec de Khalifa Haftar, a demandé à l'ambassadeur américain des garanties. Avant tout retrait d'armes, les milices de Tripoli et de Misrata qui se trouvent aux abords des deux villes stratégiques de Syrte et Al-Joufra doivent d'abord se retirer. Les Américains doivent aussi garantir qu'elles n'attaqueront plus ces deux villes.

Des sources proches du chef du Parlement libyen ont affirmé qu'il essaie ainsi de développer la proposition américaine. Les Américains, eux, cherchent, en démilitarisant la zone et en faisant baisser la tension, à reprendre la production pétrolière. Mais pour ça, Aguila Saleh demande une répartition équitable des revenus pétroliers entre l'ouest, l'est et le sud. Les discussions politiques suivront.

Aguila Saleh a évoqué devant le responsable américain son projet d'installer un nouveau gouvernement d'union nationale pour remplacer celui Fayez al-Sarraj, une initiative soutenue par le Caire.

Quant à la volonté américaine d'intégrer les milices de l'ouest libyen dans l'armée, le chef du Parlement libyen s'est montré intransigeant. « C'est le peuple qui le refuse », a-t-il dit à l'ambassadeur américain.

De son côté Richard Norland, a affirmé une nouvelle fois que la solution pour la Libye ne sera que politique. Enfin les deux parties sont tombées d'accord sur la nécessité de maintenir le cessez-le-feu jusqu'à la reprise des discussions politiques.

Plus de: RFI

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