Sénégal: Coups et blessures volontaires au préjudice de la mère de son enfant - Le promoteur de lutte P. Thialiss Faye écope d'une amende

10 Août 2020

Déclaré coupable de coups et blessures volontaires sur la mère de son enfant, le promoteur de lutte P. Thialiss Faye a été condamné à payer une amende ferme de 20.000 FCfa.

Après avoir échappé au mandat de dépôt suite au désistement de la partie civile, le promoteur de lutte P. Thialiss Faye s'en est tiré avec une amende.

Il a, en effet, été attrait en justice par A. Sow, une dame avec qui il a un enfant. Il a administré à cette dernière des coups qui lui ont occasionné une incapacité temporaire de travail de 11 jours. Face au juge du Tribunal d'instance de Dakar, la dame a expliqué qu'elle était chez la mère de Pape Thialiss Faye avec son enfant lorsque l'incident est arrivé.

«Il m'a sommée de sortir, j'ai refusé et il m'a empoignée», a-t-elle raconté. Le prévenu qui a reconnu les faits n'a pas manqué de justifier les raisons de son attitude. «Nous avons un enfant mais nous ne sommes pas mariés.

Elle a accouché depuis 6 mois. Elle vit à Paris, mais depuis qu'elle est au Sénégal, elle insiste pour venir chez moi alors que je lui ai signifié que je suis marié. Le jour de la Tabaski, elle est venue chez moi pour passer la fête.

Je l'ai sommée de partir, elle a refusé et je lui ai donné un coup», a confié le promoteur de lutte très en colère contre sa maîtresse. Aussi, a-t-il soutenu, qu'il est exaspéré par l'attitude de la partie civile qui court derrière lui.

«Elle est venue la veille de la fête passer la journée. Moi j'ai pris mes enfants et je suis parti. C'est trop. D'abord, elle habitait les Parcelles assainies, maintenant elle a déménagé à Sacré-Cœur. Et si je laisse faire, elle va venir s'installer chez moi.

Elle est de mèche avec ma maman. Mon problème fondamental est que je lui ai dit de ne pas venir au Sénégal. Qu'elle reste à Paris», a-t-il déclaré. Suffisant pour que le Parquet demande à la partie civile pourquoi s'acharne-t-elle sur le prévenu.

«C'est sa maman qui a loué l'appartement pour moi. Elle me donne à manger. Ce jour-là, j'étais parti pour prendre du «lakh», s'est défendue A. Sow. Le président d'emboucher la même trompette que le Parquet en lançant à la jeune dame : «Tu le poursuis ?».

Cette dernière de rétorquer : «Non, je ne lui fais pas la cour. C'est sa maman qui m'appelle». Alors, le juge a divisé la poire en deux en disant à Pape Thialiss Faye qu'il ne peut pas interdire à sa maman d'inviter la mère de son enfant. À cette dernière, il a lancé : «Si la mère de Pape veut voir son petit-fils, elle n'a qu'à venir chez toi».

Étant donné que la partie civile s'est désistée, le Parquet s'en est rapporté à la décision du juge. Le conseil de la défense s'est inscrit dans la même logique que son client en confiant que la mère de son client a pris sous son aile la mère de son petit-fils, car cette dernière lui a fait croire qu'elle a été bannie par sa famille.

Il a ajouté que la grand-mère a décidé de couper tout lien avec la partie civile non sans indiquer que P. Thialiss Faye a agi sous le coup de la colère.

Il s'y ajoute qu'il y a provocation. C'est pourquoi il a sollicité l'application bienveillante de la loi pénale. Déclaré coupable, le promoteur de lutte a écopé d'une amende ferme de 20.000 FCfa.

Plus de: Le Soleil

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