Congo-Kinshasa: L'ONU s'inquiète de la recrudescence des violences dans la région des Hauts plateaux

Des déplacées de Bijombo, sur les hauts plateaux du Sud-Kivu (RDC), le 18 novembre 2019

En RDC, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH) s'inquiète, dans une note d'information, de l'accentuation des violences dans la région des Hauts plateaux de la province du Sud-Kivu.

À l'origine des violences : des conflits intercommunautaires de longue date liés à la transhumance et à l'accès aux terres. Ces conflits se multiplient depuis février 2019, allongeant la liste des victimes.

Entre février 2019 et juin 2020, le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme dénombre 128 morts liés aux affrontements dans la région des Hauts plateaux du Sud-Kivu.

42 femmes et cinq enfants ont été victimes de viols ; 95 villages, écoles et centres de soins ont été incendiés.

Résultat, ces conflits ont entraîné des déplacements massifs de population. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires enregistre 110 000 déplacés sur les zones d'Itombwe, Mikenge et Minembwe.

Toutes ces violences ne sont pas nouvelles. Les attaques contre les civils sont menées par les groupes armés alliés aux communautés opposées.

Mais selon les Nations unies, deux facteurs contribuent au regain des affrontements depuis février 2019 : la participation au conflit de groupes étrangers, notamment burundais, et les discours d'incitation à la haine propagés par des leaders communautaires et des membres de la diaspora.

Au mois de juillet, les attaques dans la région des Hauts plateaux se sont intensifiées. Le Bureau conjoint des droits de l'homme recense 32 civils tués en un mois seulement.

19 civils tués en Ituri

Ce dimanche, 19 civils ont également été tués dans les attaques simultanées des villages de Lisey, de Tchulu, et d'Aloys en Ituri, région du nord-est du pays marquée par de nombreuses violences depuis 2017.

Les miliciens du groupe Codeco (coopérative pour le développement du Congo) sont à l'origine du massacre, selon le responsable local Innocent Madukadala et l'armée.

D'après le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri, l'attaque aurait été lancée alors que les miliciens fuyaient les forces militaires.

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