Madagascar: Traitement - Baisse des cas graves dans les hôpitaux

Les cas graves sont en nombre décroissant dans les hôpitaux. De moins en moins de patients en détresse respiratoire y sont évacués.

L'épidémie de coronavirus est-elle en phase de décroissance à Antananarivo ? Le nombre des cas graves hospitalisés décroît. Plusieurs lits sont inoccupés dans les établissements destinés à prendre en charge les personnes qui développent une forme grave de la covid-19. « Il y a deux semaines, nos cas graves, cas confirmés et cas suspects confondus, étaient au nombre de soixante seize. Depuis une semaine, ce chiffre a diminué à soixante cinq », affirme le Dr Rado Razafimahatratra, directeur de l'établissement hospitalier universitaire d'Anosiala, hier.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) d'Andohatapenaka, de son côté, peut accueillir en ce moment, jusqu'à vingt cinq nouveaux patients en détresse respiratoire, s'il a été débordé, il y a quelques semaines. «Le nombre de nos patients ont diminué jusqu'à 40%. Nous n'avons plus qu'une trentaine de cas, si nous avions eu jusqu'à cinquante six patients, il y a deux semaines », indique le Pr Nasolotsiry Raveloson, directeur de l'établissement.

Un responsable du CHU Joseph Raseta de Befelatanana préfère utiliser le mot « stationnaire ». « On ne peut pas confirmer tout de suite qu'il a baisse des cas graves. Il nous faut encore quelque temps pour voir l'évolution de la situation, avant de l'affirmer », souligne notre source avec prudence.

Détection précoce

En tout cas, de moins en moins de personnes ayant des difficultés respiratoires se présentent dans les hôpitaux. Entre six à huit cas par jour sont admis au CHU d'Andohatapenaka, contre dix à quatorze, auparavant. Et trois à quatre au CHU d'Anosiala, contre cinq ou six. « C'est l'effet du confinement. Plus le nombre de cas augmente, plus il y a un risque d'augmentation de formes graves. On peut aussi expliquer cette baisse de cas graves, par une éventuelle détection précoce des cas. Si l'on est pris en charge à temps, le risque de développer la forme grave diminue », explique un infectiologue.

Cette baisse du nombre des cas graves permet d'avoir une lueur d'espoir quant à l'évolution de l'épidémie dans la région Analamanga qui est, jusqu'ici, l'épicentre de l'épidémie du coronavirus. Personne ne doit pourtant baisser sa garde. Car cette baisse des cas graves ne signifie pas la fin de l'épidémie. Des personnes qui développent encore la forme grave de la covid-19, sont hospitalisées et plusieurs nouveaux porteurs du virus sont toujours détectés à Antananarivo, selon les données du Centre de commandement opérationnel. « Respectez les gestes barrières, portez un masque, lavez-vous fréquemment les mains avec du savon. Respectez la distanciation sociale d'un mètre. C'est ce qui garantit l'interruption de la chaîne de transmission du virus », exhortent des médecins.

Plus de: L'Express de Madagascar

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.