Congo-Brazzaville: Economie numérique - Une réflexion sur l'avant-projet de loi des startups

Dans le cadre de l'élaboration de l'avant-projet de loi portant statut des startups au Congo, les représentants de différents startupeurs de la place ont échangé, le 11 aout, avec les cadres du secteur de l'économie numérique, des petites et moyennes entreprises ainsi que de la chambre de commerce de Brazzaville pour apporter leurs contributions dans le peaufinage de ce document.

Cette journée d'échange se veut avant tout un instrument économico-juridique au service d'une jeunesse congolaise innovante et décomplexée. Elle a permis de s'arrêter pour observer, comprendre les défis pour élargir la vision et ainsi, dessiner de nouveaux modèles permettant de croître vers le développement de l'écosystème numérique national.

Ouvrant les échanges, Léon Juste Ibombo, ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Economie numérique, a estimé que cette journée était aussi l'occasion de reconnaître l'impact des startups sur l'économie nationale et d'encourager les femmes et les hommes qui créent, transmettent et sans conteste, jouent un rôle crucial dans l'éradication de la pauvreté.

Concrètement, l'avant-projet de loi permettant d'aménager le régime juridique spécial pour les entreprises bénéficiaires du label de « startup » au Congo offrirait aux startupeurs un certain nombre davantage, tels que l'accès à un appui financier, l'exonération fiscale, la facilitation et la simplification de certaines opérations douanières, l'accès à un coût préférentiel à internet.

« En se dotant d'une part, d'infrastructures à fibre optique de très haut débit de dernière génération et d'interconnexion avec les pays de la sous-région, et d'autre part de la stratégie nationale de développement de l'économie numérique, le Congo offre donc à l'ensemble des services publics, privés et aux startups un écosystème compétitif, attractif et porteur de véritable éclosion », a déclaré Léon Juste Ibombo. Selon lui, il faut activement faire vivre ces autoroutes de l'information et de la communication et cela passe effectivement par la création de contenus en termes d'applications, de logiciels et de plateformes proposés par les startups.

De son côté, le président de la chambre de commerce de Brazzaville, Paul Obambi, a salué cette initiative visant à encourager le dialogue public-privé, en tant que forme active de la démocratie participative. « Qui crée une startup, crée de l'emploi pour lui et pour les autres. Chers startupeurs, prêtons attention à l'ensemble de cette loi qui, pour une fois, est soumise à notre attention, afin d'espérer voir ce qui nous est vital dans son contenu », a-t-il ajouté.

Les startupeurs, quant à eux, se disent enthousiates concernant l'accompagnement que leur accordera le gouvernement et l'organisation de cette journée qui leur a permis de donner leur avis en tant que bénéficiaires majeurs dudit projet de loi. « Ce n'est pas du tout facile pour un jeune entrepreneur de réaliser ses ambitions s'il n'est pas soutenu dès ses premiers pas. Voir donc les choses avancer aujourd'hui nous met un grand baume au cœur », a confié Desny Moniongo, fondateur de Zep group, une startup basée sur le e-commerce et l'agro-alimentaire.

Notons que ce moment d'échange entre les différentes parties prenantes de cette loi a été organisé par la plateforme « Kosala » et « High services solutions ».

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