Sénégal: Ndiaganiao - Les populations réclament la réfection de la route qui mène à Sandiara

11 Août 2020

La route qui mène à Ndiaganiao à partir de Sandiara (nationale 1) est dans un état très défectueux. Sa réhabilitation est la préoccupation principale des populations qui ont manifesté dans ce sens, samedi dernier.

Des habitants de Ndiaganiao s'estiment être «oubliés», car, selon eux, les pouvoirs publics leur avaient promis la réfection de la route qui raccorde leur localité à Sandiara, sur la route nationale n°1. Un axe routier qui, sur 14 km, est parsemé de crevasses et de nids de poules, ce qui rend difficile la circulation des voitures et autres moyens de locomotion.

Par endroits, le bitume a laissé place à la latérite. Les pluies aidant, les creux remplis d'eau causent des dommages aux engins, s'ils ne blessent pas les chevaux et ânes qui tirent les charrettes.

C'est ainsi qu'après une longue attente, les populations ont élevé la voix, samedi dernier, pour rappeler aux autorités leur promesse de reconstruire la route.

Au cours d'un point de presse, les jeunes du mouvement «Ndiaganiao à nous» ont réitéré leur appel destiné aux autorités étatiques. Malick Sène, le chargé de la communication du mouvement, de rappeler les démarches entreprises auprès des autorités.

«Nous avons ainsi rencontré le ministre des Transports terrestres, Me Oumar Youm, ainsi que les responsables du Programme d'urgence de développement communautaire (Pudc), mais nous n'avons eu que des promesses», a-t-il dit.

M. Sène d'estimer alors que cette rencontre est un rappel pour toutes ces autorités, mais également l'occasion pour montrer à l'opinion l'état de la route. «Avec l'état de la route, Ndiaganiao est maintenant enclavé. Les gens ne peuvent plus vaquer tranquillement à leurs occupations via cet axe», a-t-il déploré.

Pourtant, les manifestants disent avoir eu une oreille attentive de la part du ministre et par ailleurs maire de la commune voisine de Thiadiaye.

Me Youm, «qui nous a reçus et avec qui nous avons longuement discuté dans son bureau à Diamniadio», avait envoyé en mission d'inspection dans la localité le directeur régional de Thiès de l'Ageroute, a rappelé M. Sène.

«Mais, depuis notre rencontre à la mairie, nous n'avons plus de ses nouvelles», a-t-il regretté. Non sans manquer souligner que la réhabilitation de la route et son prolongement jusqu'à Khombole constitueraient une bonne opportunité économique pour la zone avec la circulation des personnes et des biens qui serait ainsi facilitée.

Les usagers de la route, habitants comme étrangers de la contrée, ont joint leurs voix à celles des plaignants.

Ce, pour solliciter la réhabilitation de la route. «Nos véhicules sont tous affectés par l'état de la route. Nos clients pâtissent également de la situation et on aimerait qu'elle soit refaite», a lancé Ass Keïta, chauffeur de son état.

Ce dernier a ajouté qu'avec ses collègues, les véhicules passent plus de temps dans les garages pour réparation. Samba Faye, un fils du terroir venu en vacances, de déplorer la situation avant de rappeler que les citoyens ont tenté, dans un geste désespéré, de remblayer les trous avec du sable.

Mais, les efforts ont été vains puisque la pluie a tout emporté. Ce qui, à ses yeux, fait perdurer la situation.

Plus de: Le Soleil

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.