Mali: Après la trêve et malgré la pluie, le M5 reste mobilisé

Le président IBK

Depuis le 5 juin, le mouvement de contestation demande dans les rues le départ du président IBK et de son régime. En ce jour de pluie, après la trêve observée pendant la fête religieuse de la Tabaski, les militants étaient moins nombreux que lors des précédentes manifestations. Pour autant, le mouvement ne s'essouffle pas et n'est pas prêt de reculer selon les leaders qui ont enchainé les discours à la tribune.

L'hymne national du Mali a résonné sur la place de l'indépendance toute l'après-midi ce mardi. Tous les leaders, qu'ils soient de la société civile, de l'opposition ou de la CMAS, le mouvement religieux de l'imam Dicko, tous enchainent les discours et affichent ainsi leur unité, malgré le mauvais temps. À la tribune, Adama Ben Diarra évoque « une révolution » en marche. « Aujourd'hui, après la pluie, ce n'est pas le beau temps pour les corrupteurs! ce n'est pas le beau temps pour les incapables! ce n'est pas le beau temps pour les incompétents ! ce n'est pas le beau temps pour les fossoyeurs! Et ce n'est pas le beau temps pour IBK et son régime », s'égosille le leader.

Pour le M5, toujours le même ennemi, le président IBK. En 2013, il a été élu pour le bonheur des maliens rappelle l'ancien ministre de la Justice Mohamed Ali Bathily. « Vous êtes heureux, vous ? Nooon! IBK est l'ADN du déshonneur du Mali. »

Tous pendant 2 heures remobilisent les militants. En dernière prise de parole, l'influent Mahmoud Dicko qui entend bien continuer son combat, voulant « rendre au Mali sa dignité, son honneur ! »

Dans un discours dimanche dernier, l'imam avait appelé à la démission de l'actuel Premier ministre Boubou Cissé et avait dénoncé l'ingérence française dans la politique intérieure malienne.

■ Goodluck Jonathan plutôt satisfait de l'état d'avancement des recommandations de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest.

La nouvelle Cour constitutionnelle du Mali a été mise en place. Très rapidement, elle va se pencher sur le dossier des 30 députés de l'Assemblée dont l'élection est contestée.

Sur le volet politique auprès sa rencontre avec l'imam Mahmoud Dicko, il s'est félicité du calme dans lequel s'est déroulé ce mardi le Rassemblement de l'opposition.

L'émissaire de l'institution sous-régionale a également rencontré le chef de l'État malien. Il a souhaité et obtenu qu'il désigne un représentant personnel dans le cadre d'un dialogue politique interne entre les différentes parties. Ce représentant qui ne pas membre de son gouvernement, va faire des va-et-vient entre notamment majorité et opposition. En clair, si ça se concrétise rapidement, ce n'est plus le Premier ministre Boubou Cissé qui jouera ce rôle à plein temps.

Mais la paix passe également par une localité de l'intérieur, Nioro. Un influent chef religieux y réside. Et en principe ce mercredi, l'ancien président Goodluck Jonathan devrait lui rendre visite pour demander qu'il s'implique davantage dans le règlement de la crise.

Plus de: RFI

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