Cameroun: Construction des cités municipales - Des efforts à faire à Ngoumou

Sur le site hier, les directeurs généraux du Feicom et du Crédit foncier ont invité l'entreprise à accélérer les travaux.

C'est en mars 2017 que les travaux de construction de la cité municipale de Ngoumou ont démarré. Les 28 logements de type T3 (deux chambres) et T4 (trois chambres) devaient être livrés 12 mois plus tard. Mais hier, 11 août 2020, aucune habitation n'était prête au lieu dit Elig-Nlan à Ngoumou. 16 logements sont tout de même sortis de terre. Certains sont en plein crépissage pendant que d'autres sont au niveau de la charpente. Cependant, loin de ce décor, le ronflement d'un engin attire. Il terrasse l'espace devant accueillir les 12 habitations restantes.

Au terme du tour du propriétaire effectué sur le site hier, les directeurs généraux du Fonds spécial d'équipement et d'intervention intercommunale (Feicom) et celui du Crédit foncier du Cameroun (CFC) n'ont pas caché leur déception. Les délais sont consommés à 100%. « Ce chantier fait partie des premiers lancés dans le cadre de ce programme. Donc il y a un réel retard dans l'exécution des travaux. Si vous n'y prenez garde, vous risquez de vous faire évincer », a martelé Jean Paul Missi, directeur général du CFC, au cours de la séance de travail qui a suivi.

Sans passer par quatre chemins, ce dernier a par la suite demandé aux entrepreneurs : « A quel moment est-ce qu'on peut espérer avoir les premiers logements ? Est-ce que vous avez un planning d'achèvement des travaux ? » D'après Josué Chokoani, chef de la mission de contrôle des travaux, tout avait bien démarré en 2017. Mais c'est la défaillance de la première entreprise qui est à l'origine du retard enregistré. Depuis mars 2020, une nouveau partenaire a pris les choses en mains et le chantier est désormais sur la bonne voie. Il a d'abord fallu corriger les imperfections laissées par la première équipe avant de relancer la machine. Et avant la fin de cette année, promet notre interlocuteur, les 28 habitations pourront être livrées. Sur ce point d'ailleurs, Philippe Camille Akoa, directeur général du Feicom leur a demandé « de travailler avec plus de vigueur. » Car le besoin en logements est réel dans la ville de Ngoumou et ces habitations doivent être mises à la disposition des nécessiteux. A ce sujet, Jean-Baptiste Martin Amvouna Atemengue, maire de Ngoumou fait savoir qu'il s'agira de la location le moment venu, question de rentabiliser ce projet.

Pour mémoire, le Feicom, le CFC et l'association Communes et villes unies du Cameroun ont signé un accord-cadre de partenariat en 2013, en vue d'accompagner les collectivités territoriales décentralisées dans le développement et la promotion de l'habitat. C'est à la faveur de cet accord que le programme de construction des cités municipales a été mis en place, avec pour objectif de contribuer à la résorption du déficit en logements économiques décents et à moindre coûts dans les villes moyennes du pays. Le financement de ce vaste programme est assuré par le CFC et il est actuellement en cours dans 24 communes du pays.

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