Cameroun: Ngaoundéré - L'Université protège ses inventions

Un projet des travaux de recherche est en gestation. Il a été présentée à la communauté universitaire le 30 juillet dernier.

De nombreux travaux de recherche dans les laboratoires d'initiatives technologiques de l'université de Ngaoundéré ne disposent pas toujours de brevet d'invention. Une situation qui plombe de nombreuses inventions. Pour y remédier, les responsables de l'université de Ngaoundéré ont décidé de favoriser le progrès technologique et l'émergence d'œuvres nouvelles. Ceci à travers la mise en œuvre d'un projet de protection des valeurs de recherche et qui garantie aux chercheurs que le fruit de leurs travaux leur reviendra.

Il s'agit d'une initiative qui relève du domaine de la propriété industrielle, notamment celle qui regroupe les créations utilitaires à l'instar du Brevet d'invention et du Certificat d'obtention végétale telle que la marque commerciale. « En l'absence d'un tel document, la gestion des droits de Propriété intellectuelle au sein l'université est forcément incertaine et pourrait même être source de conflits », a précisé le Pr. Joseph Fometeu, lors de la présentation du document politique. C'était jeudi, 30 juillet dernier au cours de la réunion de Coordination présidée par le recteur de cette université, le Pr. Uphie Chinjé Melo. A ce sujet, le recteur a d'ailleurs saisi cette opportunité pour rappeler à ses collaborateurs qu'il s'agit d'un cadre destiné à la reconnaissance et à la gestion des droits de Propriété intellectuelle au sein de l'université et dans les rapports entre celle-ci avec le monde des entreprises.

Il est important de relever que l'université de Ngaoundéré a déjà enregistré plusieurs créations qui ont échappé à la protection de la propriété intellectuelle. On peut citer entre autres, la création d'un engrais biodégradable, d'un séchoir électrique issus du laboratoire de son Institut Universitaire de technologie (IUT). A cette kyrielle de trouvailles figurent aussi des travaux de l'Ecole nationale supérieure des sciences agro-industrielles (ENSAI). Il s'agit précisément des travaux sur le séchage des tubercules de manioc amer dont les recherches ont permis d'éliminer les substances qui causent le goître. Avec ma perspective d'une meilleure protection, les responsables de ces différents établissements technologiques sont désormais optimistes pour le futur. Après la présentation du document aux membres de la coordination de l'université, sa vulgarisation suivra avant sa mise en œuvre effective.

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