Cameroun: Route Maroua-Bogo - Les travaux vont s'accélérer

C'est la promesse faite par le patron de l'entreprise contractante, pour rattraper le retard enregistré sur le chantier.

Le gouverneur de la région de l'Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, est descendu sur le terrain la semaine dernière à l'effet d'évaluer l'avancement des travaux. D'après le chef de mission, Vincent Ombadi « le chantier sera livré en fin décembre 2020 ». Selon ce dernier, à la date du 30 juillet, le taux de réalisation est de 85% pour une consommation de délai de 89,98%, sur un chantier officiellement démarré en mars 2016. Soit plus de quatre ans pour une route longue de 41 km. Des chiffres qui ont fait dire au gouverneur de l'Extrême-Nord que « l'état d'avancement des travaux du chantier routier Maroua-Bogo est encourageant ». Toutefois, ce chantier censé être livré en 2019 a connu beaucoup de retard.

Selon des indiscrétions, le financement, les ajustements des études et bien d'autres raisons sont évoquées. Mais approché samedi dernier, Barcai Abdel-Karim, le directeur-gérant de l'entreprise tchadienne contractante, Société nouvelle d'études et des réalisations (Sner), a plus justifié ce retard dans l'évolution des travaux par « l'absence du président directeur général, Daoussa Déby, interdit de séjour au Cameroun depuis janvier 2017 ». Mais « fort heureusement, depuis le 5 août dernier, la Cour suprême du Cameroun a levé cette interdiction. Ce qui permettra à notre patron de venir contrôler ses multiples chantiers au Cameroun », poursuit Barcai Abdel-Karim.

A propos, le 30 janvier 2017, l'homme d'affaires Tchadien, Daoussa Déby avait reçu « l'interdiction d'entrer en territoire camerounais sans raison », dit-il. Surpris, il va entreprendre des démarches auprès des structures compétentes au Cameroun. Quatre ans après, la Cour suprême du Cameroun qui trouve que Daoussa Déby a été privé de ses droits fondamentaux a décidé de lever l'interdiction et « aujourd'hui je suis fier, non seulement de rentrer dans mes droits d'aller et venir librement en tant que ressortissant d'un pays de la Cemac, mais surtout des instances de juridiction camerounaises qui ont dit le droit », explique-t-il. « Maintenant, j'ai la possibilité de venir personnellement contrôler mes travaux et intervenir en cas de besoin, surtout pour le cas de la route Maroua-Bogo qui a accusé du retard », poursuit Daoussa Déby.

Sur le terrain, cette nouvelle galvanise les employés. En dépit de la saison de pluies, les travaux sont en cours d'exécution. Le bitume est déjà posé sur une bonne partie du tronçon long de 41km. Pour les employés, « c'est un regain de confiance et d'assurance pour nous, là, nous sommes sûrs que nous serons normalement payés et que le travail va avancer normalement », témoigne Mathieu B. chef chantier.

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