Burkina Faso: Elie Tarpaga - « Les trois fameux baobabs que sont le CDP, l'UPC et le MPP sont tous comptables de la crise que traverse notre pays »

La coordination des Comités de défense et d'approfondissement des acquis de l'insurrection populaire (CDAIP) de la ville de Ouagadougou a tenu une conférence de presse « sur la situation nationale préoccupante ».

De l'avis de ladite structure, cette situation est « le résultat de la faillite de la gestion néocoloniale du Burkina Faso par les pouvoirs successifs ». La conférence de presse a eu lieu le 11 août 2020 à la Bourse du travail à Ouagadougou.

« S'il existe un élément sur lequel le pouvoir MPP et alliés a trahi les attentes et espoirs du peuple insurgé et résistant, c'est celui de la lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics et le pillage des richesses nationales », s'est indigné Elie Tarpaga, président de la coordination des Comités de défense et d'approfondissement des acquis de l'insurrection populaire (CDAIP) de la ville de Ouagadougou, lors de la conférence de presse du 11 août dernier à la Bourse du travail.

A entendre Elie Tarpaga, la grave crise multidimensionnelle qui frappe le peuple, est le résultat de la faillite de la gestion néocoloniale du Burkina Faso par les pouvoirs successifs et met en cause l'ensemble de la classe politique qui s'agite pour les élections de novembre 2020.

Selon ses explications, « les trois fameux baobabs » que sont le CDP, l'UPC et le MPP ont tous participé à la gestion de l'Etat d'une manière ou d'une autre, à travers leurs dignitaires.

Ils sont tous comptables, à des degrés divers, de la crise que traverse notre pays, selon lui. Il justifie son propos en ces termes : « ils ont eu, ont et auront toujours le même programme politique : la feuille de route que leur confient les puissances impérialistes, la Banque mondiale et le FMI.

Ce programme consiste à mettre en œuvre des politiques néolibérales, antisociales et contre les intérêts du peuple ». Pour le président de la CDAIP, les autres prétendants qui tentent de se présenter comme des hommes politiques neufs, sont en réalité des entrepreneurs politiques à la recherche d'argent et de confort personnel.

A l'entendre, ceux-ci sont presque tous des transfuges des fameux baobabs ou de leurs alliés ou ont été des leaders d'OSC putschistes qui vivent une période de vaches maigres et l'Etat entre leurs mains, est et sera toujours au service des intérêts des monopoles capitalistes internationaux, de la bourgeoisie compradore, des dignitaires de l'Etat et de leurs alliés.

Au regard de ce qui précède, la CDAIP a prévu que les élections de novembre 2020, comme celles passées, assureront soit le maintien de la fraction fascisante de la bourgeoisie au pouvoir, soit son remplacement par d'autres prédateurs.

« De toutes façons, la crise que traverse le Burkina Faso est une crise révolutionnaire et l'alternative ne peut être que révolutionnaire », a souligné Elie Tarpaga.

C'est pourquoi les CDAIP appellent les populations de la ville de Ouagadougou et environs à se départir des illusions électoralistes et s'orienter vers le changement révolutionnaire car, seule une vraie révolution portée par le peuple organisé et en lutte, pourra réaliser une large opération de salubrité politique.

De ce fait, Elie Tarpaga a demandé aux CDAIP de s'organiser de manière autonome dans les quartiers, secteurs et villages, pour dénoncer et lutter contre les formes d'insécurité, celles liées aux attaques terroristes et celles liées à l'action des milices politiques et des escadrons de la mort au service des forces politiques réactionnaires.

A propos « des escadrons de la mort », la CDAIP a affirmé qu'il s'agit de certains éléments des FDS et de civils qui défendent plutôt des intérêts de clans et de classes politiques en éliminant des cibles politiques.

Quant à la gouvernance du parti au pouvoir, le CDAIP a déclaré que « la remise en cause des libertés individuelles et collectives est une des caractéristiques de la gouvernance fascisante du MPP et alliés et d'une manière provocante, la gabegie est érigée en mode de gouvernance par le pouvoir en place ».

Pour contrer ces maux, la CDAIP en appelle à une journée de dénonciation de la corruption au sommet de l'Etat et du pillage des richesses nationales par les élites politiques et leurs alliés, qui aura lieu au mois de septembre.

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